avant de continuer mon récit , je voudrais apporter une petite précision :
cette "Route de la Soie", nous l'avons parcourue sur deux annnées,
maintenant, des "ToursOpérators" mettent la Route de la Soie à leurs catalogues . .
le problème est qu'ils la parcourent en avion . . pour eux c'est très rentable . .
on parle tellement de cette "Route de la Soie"
Prendre l'avion pour aller Pékin,le reprendre pour aller à Xian et ainsi de suite jusqu'à Kashgar. .
c'est une erreur énorme. . les journées se passent à attendre l'avion et à visiter la ville d'arrivée . .
sans rien voir de cette Route qui est si belle . .
ce n'est pas cela " la Route de la Soie ", elle se mérite ,
on la vit chaque jour, mais on n'occulte pas les villes qui n'ont pas d'aéroport . . .
au temps des caravanes , on ne sautait pas d'une ville à l'autre, on était obligé de la suivre ,
c'est sur ces parties peu empruntées que se trouvent les vestiges intéressants
et les gens qui n'ont pas été abîmés par le tourisme.
Pour la découvrir de nos jours, il faut prendre le temps , meme si elle n'est pas facile .
.
elle est tellement belle et pleine de richesses .
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Ma Route de la Soie en Chine -
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Nous
sommes en permanence à une altitude de 3600/3800 mètres, les paysages sont
superbes, nous nous arrêtons souvent pour photographier des
fleurs, ramasser des edelweiss,
regarder les marmottes, les yourtes.
C’est là que le Fleuve Jaune et le Yangtsé prennent leurs
sources.
On croise parfois une ferme isolée annoncée par un troupeau de yaks.
Des drapeaux de prières flottent au
vent.
Des mantras sont imprimés sur des carrés de tissu avec lesquels on forme des guirlandes
que l’on attache au sommet des maisons, des arbres, des montagnes. .
afin que le vent les diffuse.
Ces carrés de tissu peuvent être blancs, rouges, verts ou jaunes,
les cinq couleurs qui correspondent aux cinq éléments (eau, terre, feu, espace et souffle.)
nos guides voudraient que l'on s'arrête moins souvent mais il y
a tant à regarder. .
Nous arrivons à Tongren. .
Ville-étape, notre hôtel n’est pas génial, il y a de la moquette, mais elle est sale, à faire
frémir,
la housse de couette est blanche mais la couette qui est dedans est d’un gris. . profond,
les draps sont blancs, mais ils ont des trous énormes,
je ne regarderai pas en dessous c’est préférable . . .
Nous allons souper,
quand nous entrons dans la salle de restaurant qui est grande et pleine de couleurs,
une odeur nous prend à la gorge, les serveurs se mettent en rang pour nous accueillir,
nous leur disons bonsoir comme toujours et là, je ne peux pas m'empêcher de dire
« wouha, que ça pue ! ! » ce qui nous fait tous partir d’un grand éclat de
rire,
les chinois ne comprennent pas mais ils nous sourient.
Nous nous
installons, le repas n’est pas génial , il est même franchement pas bon ,
out a été cuit dans le même bouillon, poisson , légumes, poulet, mouton , tout a le goût de poisson,
c’est écoeurant , même la pastèque , notre immuable dessert tout au long du voyage sent le poisson.
Pour desservir la table, les Chinois prendront les coins de la nappe en plastique,
ils soulèveront tout, les petites assiettes, les baguettes, les verres pleins ou vides et ils transporteront l'ensemble hors de la salle à manger, c’était
l’horreur,
les boissons non consommées coulaient par terre au fur et à mesure de leur passage .
En sortant avec Françoise nous cherchons à voir les cuisines, nous les trouvons ,
mais nous ne pensions pas que c’était aussi sale, pas de lumière, pas d’ouverture,
et trois grandes casseroles sur un vieux poêle qui devait dater de . . .la dynastie Ming.
Tongren- Xining - Re départ à 7 heures, les routes en sont
la cause ,
Nous visitons encore une superbe lamaserie, celle de Kumbum.
Elle fut édifiée en 1357.
Le bâtiment le plus important est la grande salle aux tuiles d’or dont les toits étincellent au soleil.
Alexandra David Neel,
première française à aller au Tibet y résida de 1918 à 1921
et le père Huc qui fut le premier français à aller au Tibet y résida en 1844
Nous déjeunons dans un
camp . . on nous servira la fameuse tsampa :thé chaud avec beurre de yak et farine d’orge. . .
des épis de maïs cuits à la vapeur et coupés en morceaux ,
des pommes de terre chaudes avec du beurre de yak.
Repas typique auquel il fallait goûter (1 fois seulement).
Devant notre peu d’enthousiasme on nous apportera d’autres légumes et un peu de lard gras.
Pour faire passer le tout on nous servira de l’alcool
de riz.
Gérard et Jean-Pierre ont fortement apprécié ! ! !
Nous sommes au cœur de la Chine, nous verrons à partir d’ici des
enfants avec les culottes fendues
comme nous avions vu dans la région de Kachgar.
Le paysage commence à changer, peu à peu les yaks disparaissent pour laisser la place aux
chameaux
Le soir nous flânons dans la jolie petite ville de
Xining,
La rue principale est magnifique, bordée de boutiques,
de petits restaurants,
elle est accueillante, pleine de couleurs.
C’est dans cette ville que Marco Polo a passé deux années.
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