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C'est doux, la nuit,
 de regarder le ciel,
toutes les étoiles sont fleuries.
- Saint Exupéry -


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Juillet 2009
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J'aime l'Asie,


j'ai une passion folle pour la Chine,
La Route de la Soie, même si je l'ai faite
dans des conditions difficiles,
m'a laissée des souvenirs inoubliables


 J'ai un grand coup de coeur
pour le Maroc

*

 

Si vous avez une question
à me poser,
un avis à me donner,

si vous voulez me dire :
" agathe t'es sympa "

 

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C'est grâce à vous,
que ce blog a traversé les saisons
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Photo du jour

Par agathe

je  l' I.G.N.O.R.E.

Je ne dirai plus un seul mot sur le temps,
Si j'attends les beaux jours pour parler de choses que j'aime, il me faudrait attendre trop longtemps
Cet hiver dure déjà, depuis le mois d'octobre . . . .
" ils disent " que le temps se réchauffe, mais en Auvergne ce n'est pas vraiment  le cas.
chaque matin je m'attends à trouver ce couple de manchots dans ma pelouse
Rêvons de Chine. . .
Kashgar

Dans l'extrême ouest de la Chine, Kashgar est une ville merveilleuse,
c'était le carrefour des Routes de la Soie
elle est peuplée à 90 % de Ouïghours, ils sont musulmans.

Petit à petit cette culture Ouïghoure  disparaitra.  Des Chinois sont envoyés par le gouvernement
pour occuper les places importantes, Ils vivent dans la ville nouvelle,
ouvrent les magasins . . font le commerce. . .
les Chinois utilisent la même méthode que pour le Tibet .

La vieille ville  se rétrécit de plus en plus , les maisons construites en terre, s'écroulent et ne sont pas reconstruites, elles sont remplacées par des immeubles modernes habités par les Chinois

Ce serait tellement bien de faire quelque chose pour sauver cette ville de la destruction. .
Kashgar est unique.
mais elle est tellement loin . . . 

 un petit bar sympa à Kashgar


j'adore les peintures de cette vieille charrette qui s'est transformée en bar
deux gros blocs de glace. . .  à l'arrière du petit bar
il fait chaud à Kashgar
il y a même une télévision
et là, de quoi guérir toutes les maladies de la terre . . .
ces photos me font toujours rêver ,
cette ville,  je l'ai tellement aimée




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Par agathe

   

Depuis cette année ( 2008 ) La Route  de la Soie , n’existe plus comme nous l’avons faite 

les  autoroutes qui  étaient en construction traversent maintenant la Chine d'Est en Ouest

Tous les sites merveilleux de cette route de légende sont occultés,

Des avions vont de grande  ville en grande  ville,

Elle est devenue 
«  l’autoroute de la Soie » 
 


Ma Route de la Soie en Chine ( 1 )
 
.

sigle_route_de_la_soie.jpg c'est par la Route de la Soie que la Chine s'est ouverte au monde extérieur

Pendant des siècles, commerce, religion, tous les contacts avec l’étranger ont emprunté ce chemin. Les marchandises circulaient dans les deux directions. Des rouleaux de soie sortaient de Chine, tandis que divers objets (ivoires, métaux précieux, fruits, verres. .) y étaient introduits.
.
Partant de Xi’an, qui était alors la capitale de l’Empire, la Route de la Soie traversait la Chine d’Est en Ouest pour rejoindre Kachgar, puis traverser l’Asie jusqu’à la Méditerranée. 
Des communautés bouddhistes se sont épanouies dans les steppes reculées. 

Même si beaucoup de leurs sites ont été abandonnés au désert, oubliés, parfois pillés par des archéologues européens, russes et américains au début du XXe siècle, certains de ces sites témoignent de l’introduction du bouddhisme par le biais des villes–étapes de la Route de la Soie. 

C’est en empruntant ces mêmes routes que l’islam se diffusera à partir du XIe siècle et prendra peu à peu la place du bouddhisme
.

C’est cette route défoncée et chaotique que nous avons empruntée, elle est rude, difficile, accidentée. Le nom de piste lui convient tout à fait. Elle traverse des immensités désertiques, des montagnes superbes, des steppes et des oasis.
Dans quelques années, cette Route de légende n’existera plus, la Chine va très vite et cette vieille route laissera la place à des autoroutes interminables.
 

itin_raire.jpg

 

   Le 1er août 2005, à Orly, nous rencontrons nos compagnons de voyage,

Nous serons 6, comme pour l’Asie
Centrale, 6 personnes amoureuses de l’Asie et des voyages :
- Françoise et Gérard battent le record des pays visités, ils parcourent l’Asie et tous les pays du monde,  en groupe parfois, seuls le plus souvent.

- Nicole a fait quelques voyages en Asie mais c’est la première fois qu’elle va en Chine.

- Catherine, elle, ne connaît que Pékin, Shanghai et Hong Kong, elle sera surprise par la difficulté de ce voyage, trouvera  la nourriture immangeable, mais elle avait prévu et avait emporté davantage de nourriture que de vêtements ! ! ! Un sac de 36 kg l’accompagnera. .
  

Nous embarquons à 17h35 sur un vol régulier de la Turkish Airlines, Paris-Pékin, via Istanbul, nous arriverons à Pékin le lendemain à 13h20. Un guide nous attend, il nous conduit à notre hôtel situé en plein cœur de la ville et nous laisse libres jusqu’au lendemain. 
Nous posons nos valises, nous nous changeons rapidement et nous partons retrouver Pékin.

Il fait doux, la ville a changé, elle semble moins polluée, nous apercevons parfois  le soleil alors qu’en 2001 nous ne l’avions jamais vu tant la pollution était grande, mais 2008 arrive et les chinois travaillent sans relâche pour que leur ville soit prête pour les J.O. : des grues partout, des chantiers, des superbes immeubles en construction,  et partout « Beijing 2008 », pour que les Chinois et les touristes n’oublient pas que la Chine, « elle » a les J.O. 
Par contre, nous cherchons les fameux « Hutong » de Pékin, ces petites rues si typiques. Nous n’en retrouvons que quelques-unes, presque toutes ont disparu, une immense avenue les a remplacées. Quel
dommage ! !

Nous traînerons toute la soirée dans cette ville immense, nous souperons tous ensemble dans un vieux quartier, brochettes, nouilles chinoises, soupe. . bière chinoise . Premier souper avec les baguettes, tout se passe bien. Nous resterons dans les rues jusqu’à minuit et nous regagnons notre hôtel. 
Journée bien remplie .

  cit---interdite.JPG


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Par agathe

 

 

- Ma Route de la Soie en Chine -2-

Le lendemain, le réveil sonne de bonne heure, nous devons prendre l’avion pour Yinchuan

 La pluie s’est mise à tomber dans la nuit, les rues sont inondées, les voitures ont de l’eau jusqu’aux portières, certaines sont arrêtées, les embouteillages commencent . .
Notre avion a  2 heures de retard à cause des pluies diluviennes
plus tard nous apprendrons  qu’il y a eu 1 mètre d’eau dans les rues, des quartiers ont été évacués. Cette pluie a duré plusieurs jours et a causé de graves inondations dans le nord de la Chine.
 

chengde-or.JPG


Une heure de vol
, nous arrivons à Yinchuan sous un chaud soleil.
 Deux guides nous attendent : la première s’appelle Moyesse  elle est chargée de la logistique.

elle devait parler Français, arrive de l’autre bout de la Chine et nous accompagnera tout au long de notre voyage, 

Le second, un jeune chinois sera notre  guide local, il ne parle pas le français  et très mal l'anglais ,
ça ne commence pas terriblement bien , la communication est difficile.


Je commence à râler. . mais ça ne sert pas à grand-chose, on me répond que cette partie de la Chine est peu visitée , que les bons guides sont partis sur Pékin, ou Shanghai et que ceux qui restent ne sont pas les meilleurs , (on s’en rendra compte au fil du voyage),

 ils répètent ce qu’on leur a dit, ils ne connaissent rien de leur histoire,
les monuments pour eux c’est pratiquement de l’inconnu,
ils ne sont pas au courant de ce qui se passe à Pékin et ils ne savent même pas où se trouve la France , (sacrilège ! ! ).
Il faudra faire avec, et en plus on
nous dit de ne pas les vexer! !



Yinchuan est une ville nouvelle , construite dans le désert avec des avenues immenses, peu de circulation, des vélos surtout.

 Ce sont dans des immeubles modernes, alignés et identiques sur des kilomètres, que vit une population que l’on a fait venir pour travailler dans les usines. 

Ce n’est pas ainsi que j’imaginais la Route de la Soie en Chine. 
 Nous logerons à l’hôtel International, un 5 étoiles en Chine, le
luxe. . .

Plus tard à quelques km de cette ville nouvelle, dans le désert nous trouvons la vieille ville, des maisons  en terre battue, sans eau, sans électricité, les gens vivent ici dans une misère infinie.

Nous irons voir la muraille de Chine à Shuidonggou, pas de comparaison avec celle qui se trouve aux environs de Pékin, ici il ne reste qu’un mur de terre qui marque la frontière avec la Mongolie.

Sous quelle dynastie a-t-elle été construite ? ?
Je ne suis pas d’accord avec notre guide, je dis sous les Qin et lui me dit sous les Ming (1368 1644),
 – j’ai la certitude de dire juste –

Je lui dis « pfff, après tout, tu la situes quand tu veux ta muraille »
 je tourne les talons et je ramasse un peu de terre de la muraille que je rapporterai . . .
mais j’entends encore ce guide qui, dans mon dos et ne voulant pas « perdre la face »
 continue
de parler de l’époque Ming. . . je crois que je vais le piler ! ! !

Mais têtue, je le suis aussi, le lendemain j’apporterai la preuve
– avec un document que nous a remis l'agence chinoise - que c’était bien l’époque Qin. . . .

La guerre est déclarée entre lui et moi,
il ne m’adressera plus la parole pendant les deux jours suivants,
je ne lèverai plus les yeux sur lui,
par contre il ne s’arrêtera plus quand on verra d’autres pans de muraille.

Chine-2064.jpg
 

 


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Par agathe

.

dans cette région , nous visitons  la nécropole des Xia, entourée par une muraille de 28 km de long , elle abrite 4 tombeaux d'empereurs et 140 tombes de princes. les chinois les appellent 
" les pyramides de Chine" 
le site est reposant , nous le verrons au coucher du soleil, les couleurs sont féeriques. 

pyramides.jpg
Nous  partons pour Zhongwei, traversons des gorges magnifiques où passent les eaux du Fleuve Jaune, la route est moins bonne, elle devient même très mauvaise, nous rejoignons la " vraie Route de la Soie " 

Zhongwei était un passage commercial et militaire très importants sur l'une des Routes de la Soie venant de Mongolie. 
Un impressionnant temple domine la ville, il est consacré aux trois principales doctrines religieuses de Chine : bouddhisme , confucianisme et taoïsme. Il est merveilleux , unique, je n'ai jamais vu un temple de cette importance, c'est un émerveillement 

 


nous nous promenons en toute liberté, les moines sont d'une courtoisie extrême

Dans chaque ville ou dans chaque village , le soir nous partons découvrir la ville; 
les gens sont toujours surpris et curieux, ils nous regardent , nous touchent parfois, nous les saluons en souriant, ils nous répondent avec gentillesse . 



Nous changeons de guide local, nous avons Kitty, une jeune chinoise de 23 ans, cultivée, tonique, jolie et serviable, elle est anglophone.  Nous la garderons une semaine, nous lui poserons des tas de questions auxquelles elle nous répondra toujours.
Par contre quand nous abordons la religion, et que nous lui demandons qu’elle est la sienne, elle coupera court en nous disant assez sèchement « je suis membre du parti communiste chinois ».



Au bout d’un ou deux jours, nous gagnerons sa confiance, elle nous parlera sans retenue, qu’elle se  Elle nous dira alors que sa maman est enseignante et que son papa « travaille au Gouvernement »,
ce qui déjà la situe au-dessus de la moyenne.


Elle aussi nous posera des questions, elle nous demandera : 
s'il est  vrai qu’en France « les jeunes travaillent et les vieux voyagent ? »

s'il est vrai que « les gens gagnent plus d’argent en étant au chômage qu’en
travaillant ? »
Surprenantes questions . . .
 mais bien triste image que les étrangers ont de notre France décadente.

Nous prenons la route pour Lanzhou, nous aurons un tout petit morceau d’autoroute, mais notre chauffeur ne sait pas rouler sur autoroute.

Au bout de quelques km, Gérard se rend compte que nous prenons la direction d’un aéroport, (nous ne lisons pas le chinois, mais un avion est dessiné sur un panneau , 
 il dit à Kitty que ce n’est pas la bonne route, le chauffeur s’arrête – sur la troisième voie –
nous regarde, regarde la route.
Gérard explique avec force gestes que c’est la route d’à côté qu’il devait prendre,
celle qui passe sous le pont . . .
au bout d’un long moment, le chauffeur fait une savante marche arrière (toujours sur la troisième voie)
jusqu’à ce qu’il rejoigne la bonne route, celle qui passe sous le pont . . . . 

Et nous voilà repartis.  


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Par agathe


La Chine est entrain de construire des routes immenses, qui traverseront dans peu de temps le pays d’Est en Ouest.
Mais les chinois ne construisent pas les routes comme nous le faisons.
Ils tracent la route, mettent des centaines de personnes (hommes et femmes) 
pour  empierrer  1 ou 2 km  sur lequel on a possibilité de rouler,
et tout à coup la route est barrée par un tas de terre et nous voilà partis,  soit dans la campagne,
 soit sur les pistes du désert.
Sans  aucunes indications, le chauffeur se dirige du mieux qu'il le peut ,
 si bien que pour faire 10 km,  on  fait en réalité le double ou le triple.
C’est épuisant, éreintant surtout que les bus ne sont jamais de qualité.
 
 

routes.JPG

 
 La région que nous traversons est musulmane, beaucoup de mosquées, de marchés,
nous nous arrêtons sur l’un d’eux.
Comme toujours des épices, du thé, des tissus colorés et brillants, un vrai bazar, comme j’aime, plein de couleur et de vie.
   

mosqu--e-ok.jpg

 
Nous sommes la curiosité du marché,
 un cercle se forme toujours autour de nous chaque fois
que nous marchandons ou achetons quelque chose.
Nous repartons avec du poivre, du thé, des épices et puis
des tas de choses inutiles qui ont la saveur de ce pays.
 
  

  
Nous apercevons  une mosquée de toute beauté,
nous demandons quelques instants pour faire des photos,
Kitty nous accompagne jusqu’au pied de ce bâtiment grandiose.
Nous sommes muets d’admiration

 
    

salle-de-classe.JPG

 
Kitty parle avec un groupe de personnes, elle explique que nous sommes français,
on nous laisse entrer dans la mosquée  et comble de bonheur,
nous pourrons visiter la medersa . .
  
 

--criture-1.JPG

  Nous verrons les salles de classe, rencontrons les étudiants, (seulement les garçons ). .
nous les prenons en photo, ils nous montrent leurs chambres,
leurs vêtements de cérémonie,
comment ils apprennent la calligraphie
.
  
   

--criture-2.JPG


 
Nous mesurons la chance que nous avons,
peu d’européens ont eu le privilège de rentrer dans ce lieu. 

calligraphie-mosqu--e.JPG


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Par agathe


Nous prenons la route de Binglin'si , sur le fleuve Jaune ,
où nous devons visiter les fameuses grottes.

fleuve-jaune.JPG
 
 (le Fleuve Jaune , partout où je l'ai vu il avait cette couleur )
la route est atroce , quand nous arrivons à l'embarcadère, il est trop tard, il n'y a plus de bateaux, 
Kitty nous trouvera une vedette et nous voilà partis, à toute vitesse, sur le Fleuve Jaune
en direction de Bingling'si . 

L'arrivée est difficile, il faut escalader un autre bateau, grimper une pente abrupte en ciment,
avant de rejoindre la terre ferme par des petits escaliers qui montent presque à la verticale. 
Là, nous ferons deux ou trois kilomètres et nous arriverons enfin aux grottes . 

Bingling'si - Grottes aux dix mille bouddhas - dans ce sanctuaire on compte 394 grottes ou niches renfermant des statues , dont la plus grande mesure
35 mètres et la plus petite 25 cm. 

bouddha-bing.JPG

Certaines grottes sont peintes, c'est sublime. 
Elles sont parmi les plus anciennes de Chine. 

bingling.JPG


les falaises ont été peintes ou sculptées par des artistes qui travaillaient suspendus à des cordes . 

Ce véritable tour de force a commencé sous la dynastie des Wei du Nord ( 386 à 535)
pour se terminer sous . . les Ming naturellement ( 1368-1644).

binling.JPG

Lanzhou fut , il y a bien des siècles un grand centre de transit sur la route de la soie  ,
 elle se situe au pied de montagnes impressionnantes au bord du Fleuve Jaune .
 

binglinsi.JPG


on dit que cette ville et sa région sont les plus polluées au monde. 

Pendant les deux jours , durant lesquels nous traverserons cette région,
nous ne verrons que des usines, de la fumée de la pollution, c'était irrespirable,
même à l'hôtel, en pleine ville ,
 nous avions en permanence cette odeur de gaz qui nous prenait à la gorge
 



à Lanzhou , nous verrons ces curieux radeaux , faits de peaux de moutons gonflées , 
ils descendaient le Fleuve Jaune , 

Marco Polo parle de ces radeaux dans son livre 
" le devisement de Marco Polo " 





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Par agathe


Tôt
le matin, nous quittons Lanzhou en direction de Linxia, qui sera une ville étape 
journée pénible , comme celle qui nous attend le lendemain . .

Linxia -  Xiahe. . route atrocement défoncée, nous mettrons 2h20 pour faire 40 km, c’est indescriptible, des trous, des travaux, cela semble ne jamais se terminer. Le reste du parcours est tout aussi difficile, mais nous serons récompensés en arrivant à Labrang, il n’y a pas de mots pour décrire la beauté de cet endroit.


Situé à 3200 m d’altitude, dans une vallée, le monastère tibétain de Labrang est là, à notre droite, nous sommes muets d’admiration. Nous sommes enfin à Labrang un des points forts de notre voyage. Pour ma part c’est la partie que j’attendais avec le plus d’impatience.

labrang.JPG


Labrang est l’un des trois monastères tibétains qui ont survécu – du moins partiellement-
aux troubles politiques de ces dernières décennies.
Il est considéré comme l’un des plus grands centres religieux du bouddhisme tibétain.

Nous déposons sacs et valises à l’hôtel, nous ne perdons pas de temps,
 nous voulons passer tout notre temps dans ce monastère
.

tib--taine.JPG
nos guides ont décidé de nous conduire, dans une famille tibétaine, 
nous y allons par politesse mais nous ne nous attarderons pas. .

 Nous écourterons le numéro de chant des enfants, nous leur donnerons des stylos,
des cahiers et des
bonbons,
 mais ce n’est pas ainsi que nous voulons découvrir cette partie du  Tibet.

IMG-4342.jpg

Cette famille a été choisie dans le village : leur maison est très propre,
Les meubles sont  neufs, les bols  pas ébréchés. .

Ce n’est pas dans ce décor que vivent les autres familles du village. Quand nous sortirons une foule d’enfants nous attendra et nous suivra pour avoir aussi des crayons, des cahiers et des bonbons .

Nous voulons visiter Labrang, sans guides
Moyesse n’est pas d’accord.  tant pis ,  
 Elle est musulmane et tout  ce qui est d’une autre religion lui est étranger,
elle ne rentre pas dans les temples, encore moins dans les monastères, elle ne connaît rien de la Chine ou du Tibet, elle a peur des animaux, un chat l’effraie et elle prend mal au cœur chaque fois qu’elle voit du beurre de Yak.
 

beurre.JPG

Kitty non plus ne connaît pas le Tibet et son histoire,
 pour elle le Tibet est chinois depuis toujours, c’est normal,
 on ne lui a jamais parlé des horreurs que les tibétains ont endurées.

 On lui demande quel est le numéro de l’actuel Dalaï Lama, elle nous répond le 13ème,
 cela confirme ce que nous pensions : elle n’a pas connaissance de ce 14ème Dalaï Lama,
 si populaire dans le monde,
 celui qui se bat pour la paix et qui voudrait tant que le Tibet retrouve ses valeurs.

A Labrang nous verrons parfois une toute petite photo de lui,.

dalai-lama.JPG
 
Nous abandonnons nos guides et nous entrons dans Labrang.  
  


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Par agathe


Quelle merveille, une autre civilisation, un autre monde.
Labrang relève de l’autorité de l’école dite des Bonnets Jaunes,fondée en 1392,
 elle fut la plus puissante du bouddhisme tibétain à partir du
17ème siècle.
 Les bâtiments de cet ensemble de près de 100 ha furent élevés à partir de 1709.
 


Le
monastère abrite
6 collèges, le plus important est celui de la philosophie,
 il abriterait 3000 moines, qui étudient la règle monastique, la logique,
la philosophie de l’opinion moyenne et l’enseignement de la perfection de sagesse . . .
au cours d’un cursus qui peut nécessiter une vingtaine d’années
pour accéder à la maîtrise de ces
différentes matières.

Les autres collèges ne compteraient pas plus de 200 moines chacun.
 Le Collège de la roue du temps est spécialisé dans l’astrologie et le calcul du calendrier
alors que les moines du collège de médecine étudient l’art de guérir.
Des cellules sont aménagées pour tous ces moines.
 

 
La lamaserie de Labrang est une véritable cité avec ses rues et plus de 200 bâtiments,
nous nous repérons très vite.
Au fur et à mesure de notre parcours, souvent nous entr’ouvrons délicatement une porte,
nous savons bien que cela n’est pas permis, mais nous jetons un coup d’oeil
 et les moines nous font signe d’entrer, ce que nous faisons avec bonheur.
 

Nous les verrons prier le bouddha de la compassion en récitant ce mantra en six syllabes,
 « om mani padme hum » cette litanie sans fin, qui nous remue,
que nous ressentons au plus profond de nous, nous verrons et entendrons leurs fameuses trompes qui résonnent dans toute la vallée,
 nous verrons une crémation dans une cour (les corps des lamas sont soit
incinérés, soit coupés en morceaux pour être mangés par les vautours).

cr--mation.jpg

Et puis ces kilomètres de moulins à prières dont nous suivrons le parcours.
Nous accompagnerons également le pèlerinage des paysans-pélerins
 qui font le tour du monastère toujours dans le même sens,
 avec les stupas et les monuments à leur droite.
 

Les vieilles paysannes tibétaines sont particulièrement émouvantes,
 elles déambulent dans les cours et les rues du monastère.
 Elles accomplissent leurs dévotions, récitent une prière,
 ou actionnent machinalement les moulins à prières qui sont superbes,
ils sont alignés, grands et colorés.


Les tibétains récitent leurs prières ou les mantras en égrenant des chapelets formés de 108 graines.
Ils utilisent aussi « le moulin à prières »
 pièce cylindrique sur laquelle est gravé un mantra et qui renferme des papiers comportant des prières.
En maintenant cette roue en rotation ils accumulent ainsi des milliers de
prières.


Le monastère de Labrang est différent du Potala à Lhassa  (ancienne résidence de Sa Sainteté le 14° Dalaï-Lama. 

Il est dit en parlant du Potala " Les touristes du monde entier, devancés par leurs guides,
se pressent dans les couloirs sombres et étroits du monument sacré le plus visité du Tibet.
Quelqu'un, derrière vous, ne manque jamais de vous bousculer, le regard méprisant,
pour vous passer devant.
Il s'agit bien sûr d'un chinois qui a vite fait de vous faire comprendre qu'il est ici chez lui
et que l'envahisseur, c’est vous.
La visite continue. L'appareil photo reste en bandoulière : la moindre prise de vue st payante au Potala comme partout à Lhassa, toutes les salles sont truffées de caméras,
de micros et la plupart des moines sont " fonctionnaires ",
payés par le gouvernement chinois pour vous suivre partout du regard
 et faire respecter les interdictions.)

Voilà ce qu’est devenu le Potala, je voulais simplement faire la comparaison avec Labrang
. Un peu comme si la Chine n'était pas intervenue ici . .
à condition sans doute de ne pas dépasser le « quota » de lamas fixé par la Chine.
 Pendant un certain temps ce chiffre était fixé à 3000 personnes.
 



Lama – en tibétain c’est le maître spirituel, il joue un rôle très important dans le bouddhisme,
 quel que soit le pays dans lequel cet enseignement s’est diffusé. 

Cette notion a été particulièrement développée au Tibet à un point tel que l’on parle plus souvent de
 « lamaïsme » que de « bouddhisme ».


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Par agathe


Nous visiterons tous les temples et les palais, même le Grand Temple d'Or
et puis aussi l'imprimerie.

Peu de gens ont visité cette imprimerie ,
j'en avais eu connaissance et je ne voulais pas la manquer,
 il nous a fallu chercher, demander, se faire écrire les horaires, demander des confirmations ,
mais nous avons eu le bonheur de trouver. 

C'est absolument incroyable, les moines travaillent tout près d'une petite fenêtre,
l'électricité n'est pas installée

biblio5.jpg  ,
 les moines travaillent par groupes de trois, 
Ils ne semblent pas pressés, ils rient, ils discutent. 



Nous irons de surprises en surprises,
un matin nous nous égarons dans les ruelles toutes semblables
Nous passons près de moines accroupis, nous les saluons, mais ils ne répondent pas ,
ils restent stoïques en nous regardant passer, ils ne se relèvent que lorsque nous sommes éloignés, 

quand nous revenons nous comprenons enfin , la ruelle n'est pas aussi nette qu'à l'aller. . 
cette petite rue tient lieu de Wc , les cellules ne connaissent pas ce luxe.

IMG-4353.jpg




biblio4.jpg
nous resterons deux jours dans ce monastère , à rencontrer des moines, à les photographier
, nous les verrons le matin avec leurs fameux bonnets jaunes,
nous assiterons à une réunion de discussions,
nous irons dans les petites ruelles qui bordent les cellules,
 sans jamais être repoussés ou interdits ,

un lama a voulu que je le photographie,
il a mis son étole et a posé pour les photos.
Il m'a fait comprendre qu'il aimerait que je lui envoie les photos, je lui di " ok" .
 Nous nous asseyons l'un à côté de l'autre sur une marche,
je lui donne stylo et papier et il m'écrit son adresse ( en tibétain ) 

adresse-moine.jpg

Je vais pouvoir lui envoyer ses photos , les siennes et celles d'autres moines de Labrang . 



Le soir , nous sortons du monastère et nous nous rendons dans la ville de Xiahe, 
agréable  petite ville où se cotoient sans problèmes Tibétains et Musulmans, 

nous nous promenons dans l'unique rue bordée de boutiques dans lesquelles
nous achèterons 2 poignards tibétains et des tangkas ( peintures religieuses tibétaines sur tissus ) ,
 un masque , enfin plein d'objets inutiles mais qui nous rappelleront ce Tibet merveilleux .

 


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Par agathe



avant de continuer mon récit , je voudrais apporter une petite précision :
 cette "Route de la Soie", nous l'avons parcourue sur deux annnées,
 maintenant, des "ToursOpérators" mettent la Route de la Soie à leurs catalogues . .
le problème est qu'ils la parcourent  en avion . . pour eux c'est très rentable . .
on parle tellement de cette "Route de la Soie"


Prendre l'avion pour aller Pékin,le reprendre pour aller à Xian et ainsi de suite jusqu'à Kashgar. .
 c'est une erreur énorme. . les journées se passent à attendre l'avion et à visiter la ville d'arrivée . .
sans rien voir de cette Route qui est si belle . .


ce n'est pas cela " la Route de la Soie ",  elle se mérite ,
on la vit chaque jour, mais on n'occulte pas les villes qui n'ont pas d'aéroport . . .
au temps des caravanes , on ne sautait pas d'une ville à l'autre, on était obligé de la suivre ,
c'est sur ces parties peu empruntées que se trouvent les vestiges intéressants
et les gens qui n'ont pas été abîmés par le tourisme.

Pour la découvrir de nos jours,  il faut prendre le temps , meme si elle n'est pas facile . .
elle est tellement belle et pleine de richesses .

-

Ma Route de la Soie en Chine - 6  

 

 

Nous sommes en permanence à une altitude de 3600/3800 mètres, les paysages sont

 

superbes, nous nous arrêtons souvent pour  photographier des fleurs, ramasser des edelweiss,
 regarder les marmottes, les yourtes
.

C’est là que le Fleuve Jaune et le Yangtsé prennent leurs sources.
On croise parfois une ferme isolée annoncée par un troupeau de yaks.
 
 

  
 Des drapeaux de prières  flottent au vent.  
Des mantras sont imprimés sur des carrés de tissu avec lesquels on forme des guirlandes
que l’on attache au sommet des maisons, des arbres, des montagnes. .
 afin que le vent les diffuse.
Ces carrés de tissu peuvent être blancs, rouges, verts ou jaunes,
les cinq couleurs qui correspondent aux cinq éléments (eau, terre, feu, espace et souffle.)
 

nos guides voudraient que l'on s'arrête moins souvent mais il y a tant à regarder. .

 

Nous arrivons à Tongren. .
Ville-étape, notre hôtel n’est pas génial, il y a  de la moquette, mais elle est  sale, à faire frémir,
la housse de couette est blanche mais la couette qui est dedans est d’un gris. . profond,
les draps sont blancs, mais ils ont des trous énormes,
 je ne regarderai pas en dessous c’est préférable . . .
  

  Nous allons souper,
 quand nous entrons dans la salle de restaurant qui est grande et pleine de couleurs,
une odeur nous prend à la gorge, les serveurs se mettent en rang pour nous accueillir,
nous leur disons bonsoir comme toujours et là, je ne peux pas m'empêcher de dire 
 « wouha,  que  ça pue ! !  » ce qui nous fait tous  partir d’un grand éclat de rire,
les chinois ne comprennent pas mais ils nous sourient.  


Nous nous installons, le repas n’est pas génial , il est même franchement pas bon ,

out a été cuit  dans le même bouillon, poisson , légumes, poulet, mouton , tout a le goût de poisson,
c’est écoeurant , même la pastèque , notre immuable dessert tout au long du voyage sent le poisson.
  

 

 

    Pour desservir la table, les Chinois prendront les coins de la nappe en plastique,
 ils soulèveront tout, les petites assiettes, les baguettes, les verres pleins ou vides et ils transporteront l'ensemble   hors de la salle à manger, c’était l’horreur,
les boissons non consommées coulaient par terre au fur et à mesure de leur passage .
En sortant avec Françoise nous cherchons à voir les cuisines, nous les trouvons ,
 mais nous ne pensions pas que c’était aussi sale, pas de lumière, pas d’ouverture,
et trois grandes casseroles sur un vieux poêle  qui devait dater de . . .la dynastie Ming.

 Tongren- Xining - Re départ à 7 heures, les routes en sont la cause ,

Nous visitons encore une superbe lamaserie, celle de Kumbum.
Elle fut édifiée en 1357.
Le bâtiment le plus important est la grande salle aux tuiles d’or dont les toits étincellent au soleil.  

Alexandra David Neel, première française à aller au Tibet  y résida de 1918 à 1921
et le père Huc qui fut le premier français
à  aller au Tibet y résida en 1844

Nous déjeunons dans un camp . .  on nous servira la fameuse tsampa :thé chaud avec beurre de yak et farine d’orge. . .
des épis de maïs cuits à la vapeur et coupés en morceaux ,
 des pommes de terre chaudes avec du beurre de yak. 
 Repas typique auquel il fallait goûter (1 fois seulement).
Devant notre peu d’enthousiasme on nous apportera d’autres légumes et un peu de lard gras. 
Pour faire passer le tout on nous servira de l’alcool de riz.
 Gérard et Jean-Pierre ont fortement apprécié ! ! ! 



Nous sommes au cœur de la Chine, nous verrons à partir d’ici des enfants avec les culottes fendues
 comme nous avions vu dans la région de Kachgar. 
 

 Le paysage commence à changer, peu à peu les yaks disparaissent pour laisser la place aux chameaux

Le soir nous flânons dans la jolie petite ville de Xining, 
La rue principale est magnifique,
bordée de boutiques,  de petits restaurants,
elle est accueillante, pleine de couleurs. 
C’est dans cette ville que Marco Polo a passé deux années. 

 


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Par agathe


Xining – Zhangye – Nous savons que la journée sera rude, on nous annonce une route pire que celles des autres jours. Le départ est fixé à 7 heures. 

 

 

Cette journée est  horrible, nous arrivons dans le désert de Gobi, la circulation est très dense,
des camions partout, des pistes de sable, une poussière intense, des incursions dans le désert où notre chauffeur nous conduit à une vitesse insensée. 
Nous avons beau protester, il fait semblant de ne pas entendre, il continue.

 

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Nous nous arrêtons  1 heure pour déjeuner et nous reprenons les pistes . . .
nous ne retrouvons même plus la route. .
Tout à coup notre chauffeur la devine, il se dirige vers cette route,
 mais la pente pour y arriver
est trop rude. Nous crions «  ça ne  passera jamais, »
il accélère à fond, prend son élan,  l’avant du bus est sur la
route,
mais la partie arrière est au dessus du vide . . 
«  voilà, ça y est,  on est plantés »
Nous nous voyons tous rester là, quand tout à coup, 
 un puissant coup d’accélérateur soulève un nuage de sable et nous propulse sur la route ! !


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Nous  avons eu de la chance, il ne passait pas de camion à ce moment là.

Et le parcours continue au milieu des camions et de la poussière.

 

Devant nous,  un camion mal bâché perd un paquet, le chauffeur de notre car s’arrête,
 une guide descend à toute vitesse pour récupérer le fameux paquet,
un camion qui nous suit de très près freine à mort pour nous éviter, 

Jean-Pierre se fâche à son tour «  mais il est malade, on va se faire rentrer dedans »
il n’a pas tort, je dois le reconnaître.

 

Notre chauffeur et nos guides sont heureux, le paquet contient des soupes de nouilles.
Nous continuons, toujours au milieu des camions,
 à croire que nous sommes le seul minibus à prendre cette route.   .
Nous rattrapons le camion mal bâché qui perd à nouveaux 2 cartons, même freinage brutal ,
même manœuvre , nous voilà avec trois cartons de soupes de nouilles. .
C’est de la folie !

 

Au bout d’un moment le camion qui perd son chargement est arrêté sur le bord de la piste,
il attache ses bâches.
Je pensais que nous allions nous arrêter pour lui rendre ses cartons,
 mais non, nous passons devant lui.
Le chauffeur et les guides éclatent de rire et nous continuons de rouler.
Je dis alors,  naïvement «  mais ils ne les rendent pas ? »
et Gérard me répond « Tu rêves, ici c’est chacun pour soi. »


 

Nous arrivons à 20h30. Kitty nous dira de ne pas manger de poulet, la grippe aviaire sévit dans cette région.

Ok nous ferons attention.

 Au souper ce soir là, on nous servira . . .  un superbe poulet, complètement désossé, et reconstitué, nous le regarderons mais il repartira intact. Nous compenserons par les légumes . . . certainement cuits dans le même wok que le poulet. 

 

Un petit plat est là sur le coté, chacun se demande ce que c’est, tout à coup je découvre, « je sais ce que c’est : ce sont  de pattes de poulets bouillies »  et chacun de regarder, retourner, eh oui, ce sont bien des pattes de poulets. . .

 

Petit tour rapide en ville, et nous allons nous coucher, la journée a été pénible.

 

Le matin nous visiterons la ville, nous verrons un superbe bouddha couché de 35 mètres de long,
 il s’agit de la plus grande sculpture de bouddha couché que l’on puisse voir en Chine.

Il y a encore en ville une tour du tambour d’époque Ming, une pagode en bois à étage, haute de 32 m, beaucoup de jolies choses que nous prendrons le temps d’admirer
.

 

 


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Par agathe



Zhangye – Jiayuguan – Anxi – Dunhuang - 

Nous traversons toujours le désert , la chaleur est torride, parfois la route est moins mauvaise. 
Tout à coup Gérard nous dit «  regardez le lac au loin »
 tous,  nous regardons et nous voyons à l’horizon  un lac immense  qui brille sous le soleil.
Nous ne le quittons pas des yeux, il est toujours à la même distance par rapport à nous,
toujours aussi grand et il va jusqu’à  l’horizon. 

Oui c’est un mirage, c’est absolument extraordinaire,
nous resterons tous sans voix à regarder ce que nous ne pensions jamais voir.
Oui les mirages existent, pas seulement dans les histoires de Tintin. ( c’est beau la culture ! ! ! )

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Et puis des oasis de toutes tailles avec des cultures, des champs de fleurs,  de la vigne,
du maïs et des tournesols
- (je me dis que si le paradis existait c’est ainsi qu’il serait  :
une oasis dans le désert avec plein de fleurs) -

 
 

 Alors que tous les déserts du monde avancent, il semblerait   que le désert de Gobi soit entrain de se transformer, on dirait qu’il perd du terrain au profit de la vie sous toutes ses formes.

 

Le désert de Gobi est surprenant : nous y verrons des champs d’éoliennes, 800, 1000 peut êtresur des kilomètres. .
 Des villes entières sont en construction, nous l’avons vu :
 des aciéries s’installent  et tout autour on construit des immeubles  sur des km
- des immeubles tous semblables , de même style, parfois la couleur diffère un peu
et puis la ville s’installe et des gens sont alors déplacés .
Ils sont importés d’on ne sait où,  pour vivre ici en plein désert.
 Des oléoducs,  des routes et des chemins de fer aussi traversent ces immensités,
on voit leurs constructions impressionnantes.

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La forteresse de Jiayuguan marque l’apogée de l’histoire de la Grande Muraille. 

Du haut de ses tours de 10 mètres de haut nous avons une vue magnifique sur tout le désert.

 Nous faisons  le tour des remparts sous une chaleur torride.
J’attendais aussi cet endroit avec impatience,
je l’ai tellement imaginé qu’il me semble le connaître parfaitement. 
 

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J’ai déjà eu cette même impression de «  déjà  connaître l’endroit » :
 à Katmandou et  à la Cité Interdite à Pékin. 
C’est une impression curieuse, je me suis toujours demandé si cela venait des récits que j’avais lus
ou alors si j’étais déjà venue dans ces endroits.

 A force de parler de réincarnation, de nouvelle vie,
parfois je me demande si je ne suis pas déjà passée dans certains lieux que j’aime tant.

 

Nous trouverons ici un curieux bouddha, en terre recouvert d’émail par endroits,
il est   très souriant, même  franchement hilare, il nous a été présenté comme une antiquité,
  mais vu le prix, c’est certain qu’il venait d être fabriqué.
Il nous a plu, mais il  pesait plus de trois kg,
nous l'avons porté, chouchouté et rapporté tout entier à Jolybois.

 Chaque fois qu’une personne s’approchait du sac,
il y avait quelqu’un dans le  groupe pour crier «  attention le bouddha » ! !

 

La route est balisée de vestiges aménagés dans le désert depuis de nombreuses dynasties. 
Ils seraient les vestiges d’un antique système de « télégraphe » qui communiquait
d’un poste à l’autre par signaux de feu ou de fumée.

 

Nous arrivons à Dunhuang, ville-oasis  très ancienne.
Elle était un important centre caravanier du  fait de sa position à l’embranchement des deux pistes,
 sud et nord de la Route de la Soie.
Elle a subi des influences étrangères multiples.
Les Turcs, les Mongols, les bouddhistes  ont laissé leur empreinte culturelle, religieuse et artistique.

 

Nous prenons une douche, mais nous ne repartons pas immédiatement la chaleur est trop forte,
 c’est irrespirable.
Nous attendrons 17 heures pour aller aux « dunes du sable chantant ».
 La légende dit qu’une armée toute entière fut engloutie sous les dunes,
 Certains soirs,  les plaintes des soldats se mêlent au vent du désert . . .  Belle légende. 

Ici,  comme dans tout  le désert du Taklamakan, on dit que lorsque le vent souffle, les sables du désert peuvent engloutir un village en une heure.

 

Quelle merveille cette dune immense, (elle mesure plusieurs centaines de mètres) 
nous ferons une petite méharée qui nous conduira aux pieds de la dune.
Nous grimperons un peu  (oh pas très haut),
il n’y aura que Nicole qui aura le courage d’aller jusqu’à son sommet.

 

Nous attendrons le coucher du soleil pour repartir, l’endroit est si joli, si insolite,
c’est superbe un coucher de soleil sur une dune de cette importance.

 

 

 

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Par agathe

 

Plus tard nous nous arrêtons en plein désert pour visiter trois tombeaux magnifiques.
Difficiles  à voir dans le sable : de simples monticules.
Des escaliers ont été dégagés, nous descendons et là,  nous découvrons des peintures murales de toute beauté
,
Le dessin de chaque brique est différent,
les artistes ont su donner avec simplicité , le sens du mouvement. 

 Dans un tombeau, deux  momies datant d’environ  2000 ans sont extraordinaires, comme abandonnées dans ce lieu perdu

 

Ce soir nous quitterons Kitty, la seule guide pour laquelle nous avons éprouvé de l’intérêt,
 elle prendra une photo de notre groupe, nous donnera son adresse e.mail, nous allons sans doute communiquer , échanger des photos. 
 

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Elle sera remplacée pour deux jours par Jane,
 qui
est sensée parler Français, mais là c’est le comble,  elle nous dit   «bonjour » et
« demain nous partons à 8 heures » le reste est incompréhensible 
mais  elle rit,
et tout à coup sa façon de rire me rappelle le sketch de Michel Lebb où il parodie le
Chinois. 
Ce chinois,  aux yeux bridés qui se ferment quand il rit.
Je partage ma découverte et c’est le fou rire général

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Les grottes de Mogao : la falaise des Mille Bouddhas.  merveille des merveilles.
 496 grottes furent forées dans la paroi rocheuse, enluminées de 45 000 m² de peintures
et sculptées de 2000 statues dont 300 bouddhas. 
Prospère au temps des caravanes, Dunhuang l’est à nouveau grâce à ses grottes
.


Les peintures de Dunhuang sont fragiles,
chaque année 30 salles seulement  sont ouvertes aux visiteurs.
Ces grottes ont été peintes entre les IV et VI siècles-
on y découvrira les premières bandes dessinées.
C’est
absolument extraordinaire, de véritables bandes dessinées avec des bulles.
Impossible bien sûr de prendre des photos,
 et impossible de trouver des cartes postales les représentant.
 

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Les couleurs, d’origine minérale,
végétale ou animale  sont magnifiquement conservées.  
Nous verrons un
superbe bouddha de 35 mètres sculpté dans la roche, il est fabuleux.

Nous y passerons la journée entière, nous n’en sortirons que pour aller déjeuner. 

Les grottes de Mogao ont une histoire. «  Au début du XXe siècle, Mogao, habité par une poignée de moines, était tombée dans l’oubli.
L’un d’eux entendit un jour la paroi d’une
grotte sonner creux, i
l ouvrit la grotte à coups de pioches. C’était bien un trésor qu’il avait trouvé sans le savoir
 : peintures
entassées et manuscrits empilés jusqu’au plafond.

 

A quelques temps de là un voyageur sinologue Aurel Stein, fit étape à Dunhuang. En dépouillant les documents, il comprit qu’avec eux surgissait tout un pan de l’histoire de l’Asie Centrale. Rédigés en turc ancien, en sogdien, en sanscrit, en chinois et en tibétain ; il y avait là 30 000 à 40 000 manuscrits. Le savant ne pouvait tout emporter ! !  Il en fit quelques caisses. En 1908 le français Paul Pelliot qui avait entendu parler de cette découverte « acheta » d’autres documents.

 

 " De vrais savants en aventuriers, la bibliothèque des sables fut ainsi dispersée".
 Nous verrons cette grotte où étaient enfermés tous ces documents,
 on nous parlera de Paul Pelliot qui a emporté une partie de ces documents,
et en visitant le musée de Mogao nous verrons de nombreuses copies des tableaux
qui sont maintenant au musée Guimet.

 


 
Il faut se dire que si Paul Pelliot et les autres n’avaient pas pris ces documents
–dont beaucoup sont dans les musée en Angleterre, en Allemagne, à l’Hermitage à St-Pétersbourg
et en France au musée Guimet-
 ils auraient été détruits par les Gardes Rouges qui ont fait des dégâts inestimables.
Ils ont détruit, brûlé, pillé, aussi bien dans les lamaseries  que dans les grottes bouddhiques.

 

Nous devons prendre le train de nuit  pour Turfan,
 nous soupons  dans un petit restaurant à coté de la gare, c’est  affreusement sale,
 mais il n’y avait pas de choix c’était l’unique restaurant de la ville.
Nous faisons provision d’eau et nous montons
dans le train,
des  couchettes sont réservées pour notre groupe.
 Nous  partageons notre cabine avec  Françoise et Gérard, le train doit arriver à 5h30 à Turfan.
 Les couchettes supérieures  seront pour  Françoise et moi.   La nuit sera correcte
.

 

Nous arrivons à Turfan-Gare, il est 6 heures du matin,  heure de Pékin,
 par contre la région vit avec deux heures de décalage, ce qui représente 4 heures du matin.
 Nous prendrons un petit déjeuner chinois dans le seul
restaurant ouvert près de la gare,
 
 
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Nous voudrions  trouver des WC,  pas facile, 
les seules choses que nous trouvons (à l’intérieur de l’hôtel) sont . . . de simples cases en ciment ,
avec des séparations de
même pas 1 mètre de hauteur, sans portes,
et  avec un ou deux trous . . .
 

L’une d’entre nous   restera devant et empêchera les autochtones de passer.
Ils sont étonnés qu’on ne les laisse pas approcher,
 
nous faisons semblant de ne pas comprendre. 

 Nous ressortons de l’hôtel et là,  à la porte,  à coté d’un mouton qui vient d être égorgé,
  un robinet avec de l’eau, nous faisons comme tous les gens d’ici,
nous en profitons pour nous rafraîchir rapidement
 

 

J'ai  déjà parlé de WC en Chine, c’est quelque chose d’indescriptible et d’inimaginable,
 tant par l’odeur qui est toujours atroce, que par la saleté qui y règne.
Ce fut pour nous un problème presque quotidien.
J’ai fait toute une série de photos de ces lieux particuliers mais elles ne sont pas publiables.

 

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