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C'est doux, la nuit,
 de regarder le ciel,
toutes les étoiles sont fleuries.
- Saint Exupéry -


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Juillet 2009
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J'aime l'Asie,


j'ai une passion folle pour la Chine,
La Route de la Soie, même si je l'ai faite
dans des conditions difficiles,
m'a laissée des souvenirs inoubliables


 J'ai un grand coup de coeur
pour le Maroc

*

 

Si vous avez une question
à me poser,
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si vous voulez me dire :
" agathe t'es sympa "

 

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Par agathe

Les itinéraires de nos voyages " La Route de la Soie "

 

Route de la Soie en Asie Centrale .

 

 

Route de la Soie en Chine


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Par agathejolybois

  Quand nous sommes revenus de Chine en 2001, nous rêvions de découvrir " La Route de la Soie",
 cette route de légende empruntée par les caravanes.


Les caravanes de La Route de la Soie se rejoignaient à Kashgar,
à l'extrême nord-ouest de la Chine,
elles traversaient la vallée de Fergana avant de gagner ,
 par les oasis de S
amarkand et de Boukhara, les routes de l’Iran,
elles traversaient le Turkménistan et se chargeaient à cette occasion de mille tapis .

Les événements du 11 septembre et l’acharnement de Bush à détruire l’Afghanistan
pour trouver Ben Laden ont rendu difficile le tourisme en Asie Centrale.

En février 2003, un Tour-Opérator fait une timide tentative pour remettre cette destination dans son catalogue, nous nous inscrivons,
l’épidémie de pneumonie se déclare, elle interdit à nouveau l’accès à toute l’Asie.
L’épidémie s’atténue, mais les touristes ne veulent pas prendre le risque de partir,
c’est la déception ! !

Au mois de Juin, je découvre qu’une petite agence essaie de monter un voyage qui emprunte
la Route de la Soie, je la contacte, nous ne serions que 6 participants,
 nous partirions sans guide. .
Quelques jours sont nécessaires pour regarder si cela est possible,
si les 4 autres personnes sont toujours d’accord,
s’il est possible de trouver un vol . . si. . si . . si . . .

Début juillet nous avons la réponse, c’est « ok » , nous partirons ,
le temps de mettre en place l’itinéraire et d’obtenir les visas pour tous ces pays .
Le départ est fixé au : 7 août 2003, il durera 3 semaines. Le rêve commence . . .

L’Asie Centrale, région mythique de la Route de la Soie est  un immense territoire de 5 700 000 km²,
 soit près de 14 fois la France.
 Elle regroupe cinq républiques musulmanes de l’ex-Union Soviétique :
le Turkménistan,
 l’Ouzbékistan,
le Kazakhstan,
 le Kirghizstan, l
e Tadjikistan,
et le Xinjiang,  province autonome de l’Ouest de la Chine.

L’Asie Centrale est la seule voie de communication entre l’Occident Chrétien et la Chine.
Elle a abrité le plus important tronçon de la Route de la Soie

- Le climat de l’Asie Centrale est de type continental sec.
Les écarts de température entre le jour et la nuit sont de 35° en moyenne,
 l’été est très chaud,
la température descend rarement en dessous de 38° avec des pointes de 50° à 55° dans les déserts.
 L’hiver se caractérise par des froids intenses.

- 7 août 2003 - 7 heures du matin : nous avons rendez- vous à l’aéroport de Roissy,
 nous rencontrons nos Compagnons de voyage :

*  le Benjamin : Bernard, il a 44 ans, il est avocat , habite Paris, il sera mon préféré,
celui avec lequel j’ai eu le plus d’affinités, c’est une personne cultivée,
 aux connaissances sans bornes.
Adorable, plein de charme et de courtoisie, il a toujours un mot gentil pour les personnes qu’il apprécie,
il saura aplanir les moments difficiles et rendre le voyage agréable.

* Le Doyen, Alain, parisien également, architecte, aimant la vie sous toutes ses formes,
toujours de bonne humeur, toujours sympa.

* Jean-Pierre qui a accepté de faire ce long voyage pour que je puisse réaliser un rêve, Il a aimé ce voyage mais je sais que c’est pour moi qu’il est parti.

* Deux autres personnes nous accompagnaient, un couple originaire de Normandie,
 je n’en parlerai plus, ils n’étaient jamais contents, râlaient tout le temps, critiquaient sans arrêt.
Ces personnes ne s’adaptaient pas aux pays visités, et surtout pas à la vie en groupe.

à suivre. .

 


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Par agathe


Nous embarquons sur un vol régulier de la Lufthansa et nous arrivons à Achkhabad, capitale du Turkménistan vers 23h50 heure locale .
Nous récupérons nos bagages et nous nous présentons à la douane.
 Les douaniers mettrons 3 heures pour pour nous laisser entrer dans le pays,
nous passons devant 8 bureaux successifs,
 nos passeports sont regardés, épluchés, chaque douanier relève nos noms, prénoms. . .

enfin nous sortons et nous rencontrons notre guide qui nous conduit à l'hôtel, nous soupons, nous trouvons des chambres correctes .

Une grande partie du Turkménistan est occupée par un désert, le Karakoum, dont le nom signifie
 « sable noir » en effet, la couleur est très sombre.
C'est l'un des plus vastes déserts de sable au monde.
Il est dit que le Turkménistan est la plus chaude et la plus rude des anciennes républiques soviétiques. Achkhabad en est la capitale,
elle ne présente pas un intérêt particulier,
détruite en 1948, par un tremblement de terre d'une amplitude de 9° sur l?échelle de Richter (110 000 morts) elle a été reconstruite en totalité.
C'est une ville moderne dans une oasis, l'eau coule à flots.
Le palais présidentiel est en marbre recouvert de dômes en or, l
es bâtiments publics sont également en marbre, tout est démesuré . . .
 à la gloire du président qui est élu à vie.
Chaque maison, chaque grand magasin affiche le portrait de ce président tyrannique sur sa façade.
Nous visiterons une superbe mosquée qui nous rappelle la grande mosquée d'Istanbul.



Nous nous attardons au musée du tapis où nous voyons le plus grand tapis du monde (80mx10m)
et nous terminons par le premier « Bazar » de notre voyage,
 il est appelé « Tolkuchka » (bousculade) il se situe à quelques kilomètres de la ville,
en plein désert ,

C'est un rêve, un délire de couleurs, on trouve de tout, de la soie,
 des tapis qui font depuis 8 siècles la fierté des nomades turkmènes, des vélos , des brochettes
, des chameaux , des moutons, des chevaux. .
Les vieillards portent presque tous d'immenses chapeaux à longs poils : les Tekkes

Nous sommes ravis, heureux, l'ambiance est extraordinaire, nous faisons des photos,
 les gens rient en se voyant sur les écrans de nos appareils numériques,
c'est un bonheur total, nous ne sentons pas la chaleur qui nous écrase.

Au Turkménistan nous visiterons également les ruines de l'ancienne Nisa,
c'était la capitale d'un empire qui s'étendait au 3e siècle av JC jusqu'à l'Irak et la Syrie.
 le site est grandiose, la chaleur y est torride,
nous sommes au pied des montagnes qui nous séparent de l'Iran.
De l'autre côté se trouve Mashadd , cette superbe ville que je rêve de voir.

Le dernier jour Bernard a une idée géniale, il nous conduit au marché russe,
certain qu'il allait trouver du caviar, il goûte, choisit, nous repartons avec un kilo de caviar
que nous avons payé 40 euros, il achète également une bouteille de vodka . .
Notre dernière soirée au Turkménistan est magnifique.

Le lendemain nous prenons l'avion pour traverser ce pays désertique,
 nous visitons le superbe site de Kounia Ourghent,
nous déjeunons et nous nous présentons à la frontière à 14 heures,.

Nous quittons le Turkménistan pour passer en Ouzbékistan,
500 mètres séparent les 2 postes,
nous les franchissons en tirant nos sacs sous un soleil de plomb,
il faut le prendre avec le sourire,
nous nous disons « C'est l'Asie Centrale » et nous repartons.
C'est plus facile que de râler en disant « il fait chaud » . . .

En Ouzbékistan nous trouvons une guide formidable, Dil, une Russe pleine de tonus,
 elle nous aide pour remplir les papiers,
les douaniers feront encore l'inventaire de nos sacs mais ce sera plus rapide.
Nous aurons mis seulement 2 heures pour changer de pays.
 L'Ouzbékistan se situe au ceur de l'Asie Centrale,
il est entouré de déserts et de hautes montagnes, i
l posséde la plus grande des richesses :
 les légendaires cités de la Route de la Soie, Samarkand, Boukhara et Khiva.



  à suivre  . . .




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Par agathe


Nous partons pour Khiva, « la perle du désert »
c'était la dernière oasis sur la Route de la Soie,
 elle est entourée de hautes murailles dans un état parfait.
 Nous entrons par une superbe porte et nous nous trouvons au ceur de la vieille ville,
c'est fabuleux, nous sommes dans un autre monde.
les rues sont en terre battue, on ne voit que medersas, palais, mosquées, minarets , caravansérails.




 
Notre hôtel est une ancienne medersa (école coranique),
 l'intérieur est sommaire mais nous l'oublions tant le décor est sublime.
 L'eau est rare à Khiva, elle ne coule que de pendant quelques heures, (7 à 9, 12 à 13, et 19 à 21 h) ,
il faut s'adapter, remplir les seaux,
pas facile pour nous qui n'avons pas l'habitude de faire attention à l'eau . 



Avec Bernard et Alain, nous passerons deux jours à nous balader dans la ville,
à découvrir les petites rues. Les enfants nous adoptent, ils nous suivent.
Nous faisons des photos, nous les montrons.
Je demande les adresses pour leur envoyer les photos, nous nous comprenons,  peu savent écrire.

Une vieille femme que j'ai photographiée avec toute sa famille me fait signe de la suivre,
elle me conduit chez elle et me donne 2 pains.
 Nous sommes émus, je prends les pains, je l'embrasse pour la remercier et nous continuons.


Khiva-Boukhara : 480 km, nous mettrons 8 heures pour faire ce trajet,
nous traverserons l'Amu Darya à pieds sur un pont fait de vieilles barges
qui datent de l'époque soviétique
 - inutile de parler de l'état dans lequel il se trouve ! ! tout est bancal et plein de trous. .
Mais cette traversée est superbe, nous admirons ce fleuve immense,


nous arrivons au Karakalpakstan, petit état indépendant à l'intérieur de l'Ouzbékistan.
Les cultures intensives imposées par les Russes, l'eau puisée sans précautions 
réduisent le cours de l'Amu Darya qui n'alimente plus la mer d'Aral.

 Les pesticides répandus en trop grandes quantités pour les besoins de l'agriculture ont fait que la mer d'Aral meurt et le Karakalpakstan a le plus fort taux de cancers au monde.

Notre traversée du désert (le Kyzylkoum) est inoubliable : une route défoncée,
une chaleur de 55°, du vent qui soulève le sable, quelques petites tornades.

Nous rencontrons quelques camions surchargés,
nous nous arrêtons près de vieux caravansérails de la Route de la Soie.
Je ramasse du sable en souvenir.
Nous faisons escale dans un tout petit café (à moitié enterré dans le sable)
on nous regarde avec curiosité, les gens demandent d'où nous venons,
- « de France », répond Dil. C'est la stupéfaction la plus complète.

On nous servira une soupe très chaude (légumes et viande), que nous apprécions , du thé ,
 quelques tomates, du blé cuit et j'oubliais une purée pour ceux qui le désirent

 ( une vraie purée , pas en sachet, ils ne connaissent pas les sachets ! ). . .
Nous goûtons à tout, c'est délicieux. Nous reprenons la route et nous arrivons à Boukhara
sales comme des caravaniers des temps modernes.

Notre hôtel est superbe, nous en savourons le confort après toutes ces heures passées dans le mini-bus inconfortable, une douche et 3/4 d'heure après nous nous retrouvons à l'entrée de l'hôtel, pour commencer la visite de la ville :

La ville de Boukhara se trouve en plein désert,
c'est une oasis pleine de fleurs, des hibiscus géants sur des km, de la verdure, de la vigne.


Boukhara a été au Xe siècle, une ville très brillante avant d'être ruinée par les Mongols et restaurée par Tamerlan,.
Elle a beaucoup de charme avec ses couvents, marchés couverts et médersas,
les plus anciennes , construites en 1568 et 1622, entourent

 

 

 à Boukhara nous voyons pour la première fois des  « taks »,
des marchés couverts datant du XVIe siècle.
Ils sont reconnaissables à leur grande coupole centrale entourée de petites coupoles secondaires .
 nous ne retrouverons nulle part ailleurs cette sorte d'architecture.

  
Les mosquées sont superbes, la plus ancienne de cette ville date de 1417,
 beaucoup servirent d'entrepôts pendant l'époque soviétique,
 elles ne furent rendues aux fidèles qu'en 1991.

Un superbe minaret de 47m de haut domine la vieille ville, il repose sur 10m de fondations dont les dispositions préfigurent déjà les normes anti-sismiques modernes.,
 il était à l'époque le plus grand d'Asie Centrale.
 Ce monument était si prestigieux que Gengis Khan donna l'ordre de l'épargner alors que ses troupes ravageaient la ville


Le soir nous allons souper dans une medersa du centre de la ville où
nous assisterons à une soirée musicale accompagnée de danses ouzbèques.
Belle soirée que nous terminerons avec Dil, notre guide, en goûtant le champagne ouzbèque .


Je photographie un autre groupe de femmes qui buvaient le thé,
elles me sourient, me demandent de les reprendre en photo et m'offrent une tasse du thé
 qu'elles étaient entrain de boire.
J'hésite quelques secondes, la tasse est sale.
Bernard me voit hésiter, il me dit
 « il faut boire, on ne peut pas refuser, cela va les vexer» ! ! ok, je me dévoue. . . je bois ! ! !
Je remercie encore.
Ils sont merveilleux ces contacts, les gens sont vrais, sincères.
Nous les gardons en tête, nous n'oublierons pas.




 bassin ombragé par des mûriers centenaires . 

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Par agathe

 

 

 

 

 

 

 

 « L’influence soviétique sur Samarkand  n’a été néfaste en aucune manière.
Personne ne se souciait de restaurer les grands monuments, c’est Lénine qui en 1918,
édicte un décret  stipulant que «les  trésors de l’art et de la culture du passé »
devaient être préservés, restaurés et exposés pour l’édification des masses. 
  
 Des équipes scientifiques de Leningrad vinrent à Samarkand, redécouvrirent les techniques anciennes de l’émail, de la dorure, et rénovèrent les 3 medersas du « Reghistan » (place du sable)  


   Départ pour Samarkand, - (280 km – 6 heures) – Ancien centre commercial de la Route de la Soie,
au carrefour des grandes routes des caravanes venant de Chine, d’Inde, de Sibérie, d’Iran et de Byzance …
 Samarkand trouva son apogée sous Tamerlan au XIVe siècle. 
     

 

 

 Le Reghistan est une merveille, , il  date des XVe et XVIe siècles.
 Trois superbes medersas encadrent  la place.
Les façades extérieures sont entièrement recouvertes de céramiques,
 bleues, turquoise, blanches et dorées.
 Les ailes sont décorées de niches sur deux étages.
Des coupoles, recouvertes de céramiques turquoises encadrent les façades,

c’est un décor de mille et une nuits. 
 

Dil est de Samarkand, elle nous fera connaître tous les recoins de sa ville,
elle nous conduira chez des amis à elle, dans les vieux quartiers de Samarkand. 
 Nous serons très bien reçus,  nous ferons un souper magnifique. 
La table est décorée de petites assiettes de salades diverses, aussi bonnes que belles à regarder.
 Le potage est toujours de rigueur, il est délicieux à base de légumes, de choux, de tomates,
(un morceau de viande est cuit avec) ; 
suivent des gros raviolis de viande ou de courgettes (ils sont exquis)
ainsi que des nouilles longues et fines, des brochettes, des yaourts délicieux,
 et des fruits mûrs et parfumés : pêches, raisins sans pépins, figues jaunes,
 abricots, et pommes bien sur. 
    
La nourriture dans toute l’Asie Centrale est délicieuse, simple et de qualité,    

 

 

*

Nous quittons Samarkand pour Tachkent, ville moderne, 
reconstruite en totalité après le terrible tremblement de terre de 1966
(800 secousses ont frappé la ville en 2 ans).
 La reconstruction de la ville par des architectes et 30 000 « volontaires »
(des prisonniers de toute l’Union Soviétique) est devenue la version officielle. 
   

 

  Nous visitons une mosquée de toute beauté ,située à l’extérieur de la ville,
 elle  a résisté aux tremblements de terre.
Le soir,   nous descendons dans le métro.
 Il  est réputé pour sa décoration, nous en visiterons deux stations,
mais tout nous semble vieillot, nous disons que c’est joli pour faire plaisir à Dil. 
  

 

 

 Nous passerons une soirée dans un petit bistrot au milieu d’un quartier animé de la ville.
 Dil est géniale,  elle cherche toujours à nous faire connaître les endroits typiques,
 elle nous fait goûter les plats locaux, que nous apprécions terriblement.
Nous arrivons à lui faire chanter « O tchi tchernié » et « Kalinka » , quelle belle soirée. . .
 Elle nous raconte sa vie depuis l’indépendance et nous  fait ressentir son regret et sa nostalgie
 de l’époque soviétique où tout était plus facile pour elle.
 L’indépendance est difficile pour les gens de sa génération


 

 

    Un petit mot sur notre hôtel à Tachkent,
c’était un hôtel de 7 étages construit sous l’époque soviétique, pas rénové, pas entretenu non plus.
Notre chambre se situe au 6ème, un seul ascenseur va jusque là.
Nous ne pouvons pas entrer plus de 2 personnes,
 La chambre n’est vraiment pas propre
. La douche et les wc sont atrocement sales. 
  
J’essaie de faire  comprendre aux personnes qui semblent être de service 
qu’il faudrait nettoyer « légèrement » ,
 on nous dit oui. Une heure après tout est toujours aussi sale.
Je descends à la réception et avec l’aide de Dil nous demandons  une chambre plus propre,
on me dit oui encore une fois, on attend,trop  longtemps.
 Jean Pierre furieux prend les sacs et me dit : « on va chercher un autre hôtel  »,
il s’engouffre dans l’ascenseur, je n’ai pas le temps de le suivre,
 j’attends que l’ascenseur me revienne . . . et. .
je le vois  réapparaître en compagnie de Directeur de l’hôtel qui nous ouvre une chambre ,
face à  celle que nous avions, et là,  
on découvre une suite avec salon, chambre et salle de bain toute carrelée ! ! !  

 Le soir nous avons invité Dil, Bernard et Alain à prendre la vodka dans notre salon.
Encore un beau souvenir.


à suivre . .   
     

 

 

 


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Par agathe

Nous partons pour la vallée de Fergana.
C’est la région la plus fertile de l’Ouzbékistan
cette plaine est une oasis arrosée par le Syr Darya, .
Les habitants de cette province rurale sont très conservateurs ,
différents de tout
le reste du pays.
Tous les hommes portent la calotte blanche et noire, et les femmes ne sortent pas sans foulard sur la tête, elles n’ont jamais les bras nus.
 En Asie Centrale, ils sont musulmans rigoureux, mais tolérants : ils boivent tous de l’alcool, ( vodka principalement)  et mangent du porc,
 fautes très graves au regard de la loi coranique. . .



Nous visitons toujours des mosquées et bien sur des bazars comme tout au long de notre périple en Asie Centrale.
Notre voyage s’appelait « Bazars et medersas », nous n’en avons raté aucun naturellement :
Achkhabad, (bazar et marché russe), Khiva, Boukhara, Samarkand, Fergana, Osh et Kachgar qui sera le plus grand, le plus beau, le but de notre voyage. 

Nous avons, dans ces bazars des contacts privilégiés avec la population :
 4 français seuls cela se dit très vite (le téléphone arabe sans doute) on nous parle,
 on nous regarde, on nous offre de tout : des fruits, des fromages, du poisson séché,
on goûte, on marchande, on achète, c’est merveilleux. 

On sort des bazars les bras chargés de fruits secs ou frais et
 sous le sourire des gens du pays. Quel bonheur. . 


 

Nous ferons un dernier repas avec Dil dans un superbe parc,
 nous aurons un petit coup au cœur en la quittant,
nous avions passé plus d’une semaine avec elle, et nous avions appris à l’apprécier.
 Elle nous a dit en nous quittant,
 que nous étions le deuxième groupe de Français aussi sympas qu’elle avait rencontré depuis 12 ans.
Cela nous arrangeait de la croire . . .

 sur un marché en Ouzbékistan

Nous quittons l’Ouzbékistan sans difficultés particulières.
Nous remplissons les papiers habituels, passons devant les douaniers qui font un inventaire rapide
de nos sacs et nous entrons au Kirghizstan.
Nous sommes accueillis par Ludmilla notre nouvelle guide, Russe elle aussi.

Nous partons avec un nouveau car, pas plus confortable que les précédents mais c’est comme cela en « Asie Centrale ».
Nous arrivons à Osh , petite ville de Kirghizie à 400m d’altitude.
 Notre hôtel est simple mais très propre, nous apprécions.

Promenade dans la ville, c’est une petite étape de repos avant de commencer la seconde partie de notre voyage dans les montagnes Kirghizes.
Encore deux jours et nous atteindrons la Chine. .
Les caravanes de La Route de la Soie mettaient des mois pour faire ce trajet.

Nous quittons Osh de bonne heure, avant de partir nous nous arrêtons pour faire des provisions,
 prendre des réserves d’eau.
Il n’y aura plus de restaurants, plus d’hôtels avant la Chine.
 La route est dans un état pitoyable,
nous quittons très rapidement le goudron pour une piste défoncée.
Sur la route les femmes battent leurs tapis,
 les ânes sont couchés et refusent de se lever pour nous laisser passer,
le chauffeur est obligé de descendre pour les tirer sur le coté 
Nous nous arrêtons dans un campement qui appartient à la tante de notre chauffeur
, nous sommes reçus royalement.
.Il faut se déchausser pour rentrer sous la yourte,
celle-ci est superbe, toute décorée de tapis.
Une poule est entrain de couver sur une pile de coussins, on nous offre du pain et du « Koumis »
dans des bols en bois, c’est du lait de jument fermenté, avec des herbes des montagnes.
Nous goûtons, j’ai du mal à boire,
 Jean-Pierre en prend 2 bols, je finirai le mien par politesse.


.Les montagnes sont de plus en plus belles, les paysages sont à couper le souffle,
nous rencontrons les Kirghiz à cheval, des enfants très jeunes 5 ou 6 ans sont aussi sur des chevaux
, ils gardent les troupeaux et maîtrisent leur monture à merveille,
 les hommes et les enfants portent le fameux chapeau Kirghiz :
 le « Kalpak » sous lequel ils gardent ce qu’ils ont de précieux, billes, argent, etc.

. Les Kirghiz passent l’été dans des campements de yourtes et l’hiver dans les fermes des vallées.

 


Nous reprenons la route.
Il nous faudra aussi trouver de l’essence,
 c’est quelque chose que nous ne comprenons pas : les pompes à essence (rares) n’ont pas d’essence,
 il faut aller chez des particuliers qui arrivent avec des seaux d’essence,
le chauffeur vérifie la qualité de chaque seau et remplit le réservoir avec un entonnoir.

A midi Ludmilla sort les provisions et nous faisons un superbe pique-nique :
 nouilles déshydratées sur lesquelles nous mettons de l’eau chaude
, charcuterie, fromage et paquets de petits gâteaux, elle a aussi apporté une bouteille de vodka
 ainsi que du vin local rouge et rosé, il n’y aura pas de thé ,
nous avons perdu une partie de l’eau chaude sur les chaos de la piste.
 Nous repartons, la route continue de monter, nous arrivons à 2600 m, dernières yourtes,
dernières maisons et la pluie qui commence ! !
Nous nous arrêtons enfin, au milieu d’un petit enclos
, 2 yourtes misérables nous attendent, c’est là que nous coucherons.

Nous étions prévenus mais nous nous attendions à quelque chose de plus confortable,
 tant pis nous n’avons pas le choix, heureusement que Bernard est là pour nous dire,
 « mais c’est génial. C’est une expérience fabuleuse »
 puisqu’il le dit, je vais le croire ! !
Mais lui, il est jeune. . .



Les russes qui tiennent ce campement nous offrent le thé, la pluie se calme,
nous mettons ce que nous avons de plus chaud et nous allons faire plusieurs heures de marche à la découverte des alentours

des enfants arrivent ,  ils nous accompagnent dans notre promenade
Nous retournons aux yourtes, le repas nous attend, sympa, rustique, nous le faisons à la bougie
dans la yourte restaurant ! !
 il n’y a pas d’électricité bien sur .
Les wc se trouvent à 300 mètres et il faut traverser un petit cours d’eau sur une planche, pas génial . . .

nos yourtes - salle à manger et chambre à coucher


les cuisines à Yourte-city

Après le repas que nous prolongerons en discutant jusqu’à 22 heures,
 nous allons nous coucher dans la yourte chambre à coucher :
6 palettes sont installées à même le sol, de gros galets isolent les palettes du sol .
 On nous donne 2 immenses couvertures par personne,
il faut se rouler dedans, on passe un temps fou à trouver comment avoir le moins froid possible
 et c’est le silence le plus complet jusqu’au lendemain 6 heures.
 

salle de bain  


Le froid nous réveille, il fait 2°. les toilettes seront rapides , de toutes façons il n’y a que peu d’eau ! !
Nous déjeunons et nous reprenons la route défoncée en direction de la Chine, dernier col 3600m.


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Par agathe

 

 

 

   Nous passons par plusieurs postes où nos papiers et nos visas seront encore épluchés.
A 14 h30 c’est terminé.
Il nous reste 10 km à franchir avant d’arriver en Chine. nous pensions  les faire en bus, ce n'était meme pas envisageable. Ludmilla nous quittera à ce poste, nous la retrouverons à un autre col 
à notre retour  de Chine.   

Les douaniers nous font monter  deux par deux dans des gros camions de ferraille,
(des Kamas, le notre avait 680 000 km) et nous voilà partis .
 La Chine approche, nous voyons les premiers barbelés. 
 

 Soudain  tout s’arrête, on essaie de comprendre, on descend des camions ,
 et on se rend compte que tout est bloqué,
un camion est accidenté dans le virage , rien ne passe. . .
à 15 heures on essaie de s’approcher du poste, on montre nos visas ,
on voudrait  faire les derniers km à pieds mais on ne nous laisse pas avancer,  on ne jette  pas un œil sur nos papiers,  on est dans les camions on doit passer avec eux . .
Quand ?? On ne sait pas, aujourd’hui, demain. .
 Nous n’avons plus de contacts avec personne et la réaction de ces chinois armés, à ce poste perdu dans la montagne nous impressionne.   

Nous réfléchissons, je pense à mon portable que pour une fois je trouve.
Je  propose que l’on essaie d’appeler notre  correspondant à Paris pour demander de l’aide ,
il
 est 15h30, l’appel passe,
j’explique notre cas, on me répond  « prenez patience on s’occupe de vous ».
Le chauffeur du camion est surpris de me voir téléphoner, il regarde mon téléphone et me dit
 « spoutnik ? »   

 A 16h 30, des douaniers chinois arrivent et font partir les 3 camions dans lesquels nous étions,
je donnerai un foulard à mon chauffeur et des bonbons que j’avais en réserve .
 Nous  faisons de grands « au-revoir » à nos chauffeurs, ils étaient fiers de nous transporter et nous avons été heureux de les côtoyer.  


Nous sommes en Chine à 17heures Un bus nous attend et un guide aussi, 
il nous faut encore entrer dans un poste de douane, et là,  surprise, nous sommes accueillis par des infirmiers, tout en blanc qui nous examinent avec prudence , 
 ils ouvrent encore nos sacs.
Nous étions dans un service de quarantaine à cause de l’épidémie de Pneumonie



Nous prenons le mini-bus pour aller à Kashgar, il reste 5  heures de route ,
notre guide , Richatt,  nous dit que nous arriverons vers 22 heures et que l’on s’arrêtera pour  pique niquer ,
c’est une bonne nouvelle, nous n’avions rien mangé depuis le matin.
 Au bout d’une heure, le car s’arrête,  nous descendons pour le pique nique,
Richatt  sort alors une pastèque,
il la pose sur le goudron de la route, la coupe et nous en donne un morceau à chacun ! ! !
C’était le pique nique. .
Fatigués, nous nous calons dans le car et nous ne disons plus un mot jusqu’à Kashgar.
Nous y arriverons à 23 heures.
Nous soupons chinois bien sur et nous regagnons notre chambre avec un plaisir évident. 

 

 



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Par agathe


Le lendemain matin nous partons à la découverte de  Kashgar.
 Nous y resterons deux jours.

C’est une oasis en bordure de l’immense désert du Takla-Makan.
Ce désert  est un des plus dangereux du monde,
( on dit que lorsque le vent souffle il peut ensevelir un village en 1 heure

   entrée dans la vieille ville de Kashgar, une chèvre se trouve à l'étage   

 

  Kashgar est chinoise, mais elle est peuplée par les ouïgours
 (peuple turcophone qui essaie de garder ses traditions, sa langue, sa culture).
 Elle fut une des premières conquêtes  de Gengis Khan en 1206, 
ensuite elle a appartenu a Tamerlan,
puis aux Ouzbeks, aux Russes et aux Chinois.

  
La vieille ville est extraordinaire, les rues sont étroites, pas propres du tout.
 Nous découvrons des gens formidables chez qui nous pouvons rentrer,
 même s’ils ne sont pas dans la maison.
(Notre guide est ouïgour, cela doit faciliter les contacts).
Quand on passe dans les ruelles étroites, on ne peut pas imaginer que derrière ces petites portes se cachent de jolies maisons fleuries

 

 

 

       Une femme nous invite  à entrer, nous quittons les chaussures,
 entrons dans un immense salon  garni de tapis, elle soulève un drap et découvre . .
une   grande table basse , couverte de petites assiettes remplies de fruits séchés, d’amandes,
 de gâteaux secs, elle étale des coussins multicolores, nous nous asseyons .
Elle nous apportera le thé, sans rien demander en échange.
 C’est  cela l’hospitalité ouighoure qui date de l’époque des Caravanes de la Route de la Soie
 et qui s’est maintenue.
Nous passerons un long moment dans cette maison.
 

 

 Pour la première fois je vois des enfants qui portent des culottes fendues,
comme l’avait décrit Lucien Bodard dans son livre « Monsieur le Consul »,
les deux jambes sont séparées. j'ai trouvé ça amusant  , ceux qui ne portent  pas ces culottes ,
sont vêtus  d’un seul  tshirt.
Pour nous c’était surprenant  
Et puis but suprême du voyage « Le Marché du dimanche de Kashgar » c’est fabuleux.
On y trouve de tout bien sûr comme sur tous les marchés d’Asie Centrale mais en plus des merveilleux tissus, de toutes les couleurs. .  des roses, des verts, des jaunes,  presque fluorescents,
 et des tissus dorés , pailletés, qui brillent  sous le chaud soleil du désert.
  


On touche, on regarde, on est heureux, on voudrait tout voir, tout emporter.

 

   

il faut toujours laisser le passage, les gens du marché arrivent en courant,
 avec des vélos, des chariots avec des ânes, ils nous disent « pouch ! ! pouch »
et il faut faire très vite pour leur laisser le passage .


Nous partons à quelques kilomètres sur le fameux marché aux animaux
-le marché du dimanche de Kashgar -  c’est indescriptible.
 Les gens arrivent avec un mouton , une chèvre , une vache , un âne , un cheval ,
un dromadaire, un chameau peu importe,
d’autres arrivent avec quelques  bêtes dans une charrette,  
mais au total cela fait des milliers de bêtes rassemblées dans un immense enclos. . 
 Eleveurs  et acheteurs discutent.
Mais avant de se décider l'acheteur essaie  la monture, il fait un tour ou deux ,
à toute vitesse en soulevant la poussière,
il tente ensuite de 
  lui trouver des défauts pour faire  baisser le prix. 
C’est la règle , la coutume . 

 

 

    Les chevaux et les ânes sont superbement décorés avec des pompons,
des couvertures de toutes les couleurs.
Nous  resterons plusieurs heures dans ce marché, à regarder, à nous imprégner de cette ambiance merveilleuse.
Kashgar nous laissera un souvenir magnifique, c’est vraiment une ville de légende,
la ville du carrefour de la Route de la Soie,
 nous la quitterons avec du soleil plein les yeux.

 un bar à Kashgar

 

 je marchande une cloche que l’on met autour du cou des animaux,
les marchands sont surpris, ils rient en me voyant,
ils se demandent ce que je vais faire de cette cloche, je me le demande aussi,
c’est simplement pour la joie  de marchander,
j’aime tellement,
c’est pour moi un grand plaisir.

 
  

 


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Par agathe



Cette fois nous prenons la route du retour,
nous quittons la Chine pour retrouver Ludmilla en Kirghizie,
nous devons être au col de Torugart à midi (ce poste ferme entre midi et 14 heures)
nous nous présentons au poste frontière chinois à 9 heures.
 dès l'ouverture .
Nous mettons 40 mn pour traverser le poste,
 il nous reste environ 2h30 pour faire les 90 km qui séparent les 2 postes.

Les douaniers chinois font monter 6 militaires qui nous accompagneront jusqu'à Torugart,
 nous enlevons nos sacs, les empilons pour leur faire de la place.
Le paysage de montagne est sublime mais la route est de plus en plus mauvaise,
la veille au soir, un orage a éclaté, et la pluie a raviné la route,
 celle-ci est coupée sans arrêt par des coulées de boues ou de cailloux .
Nous devons descendre de nombreuses fois quand les passages sont trop dangereux.
 


Au sommet du col, nous retrouverons enfin Ludmilla,
 notre nouveau car et notre nouveau chauffeur, Anatoli. Il est 12h10. ! ! !
Trop tard , le poste de douane , situé en pleine montagne  vient de fermer,
il ouvrira seulement à 14h30 .
 La pluie, la neige, le vent et le soleil se succéderont au sommet de ce col où il ne passe personne. 
 Les douaniers ouvrent la barrière, regardent les passeports et nous laissent passer.


Au bout de quelques kilomètres, Anatoli nous arrête au bord de la route ,
nous descendons du car, Ludmilla sort une énorme marmite enveloppée dans des couvertures,
 elle ouvre . . . que cela sent bon ! du mouton cuit avec du choux , des tomates, c'est un régal ,
elle nous a apporté également du saucisson kirghiz , des gâteaux , des fruits ,
de la vodka et du vin rosé et rouge, un vrai festin.
Pour nous c'est du pur bonheur.    
 

    il nous faut repartir, la route sera longue  .
Nous reprenons la piste, Anatoli, conduit comme s'il tournait « Le salaire de la peur »
 à une vitesse certaine pour passer par dessus les ornières,
 en allant de droite et de gauche pour éviter les trous immenses,
( souvent il rate et on décolle jusqu'au plafond ! )
il arrive toujours à gauche au sommet des côtes, heureusement que la circulation est inexistante .
 

 

 
Les paysages sont de plus en plus beaux, de plus en plus impressionnants,
nous ferons un grand détour (une heure) dans le lit asséché d'une rivière pour voir le superbe caravansérail de Tash Rabat.
à demi-enfoui ,il était une étape précieuse pour les caravanes de la Route de la Soie .
Il daterait du Xe siècle.
 

entrée du caravansérail

Nous arriverons très tard chez les habitants qui doivent nous recevoir.
Bon repas et chambres très propres, des tapis partout, par terre et sur les murs.
 La nuit sera bonne, très calme dans ce petit village perdu dans la montagne.
  


Nous reprenons la piste le lendemain matin ,
Nous ferons une étape au lac Issyk-Koul, c'est une mer
intérieure de 6200 km², l'eau est salée et ne gèle jamais .
Nous partons pour Bichkek,  nous ferons des arrêts fréquents,
Nous visiterons aussi un superbe site archéologique, où sont rassemblées des statues
datant de du VIe au IVe siècle avant notre ère.


les cimetières en Kirghizie. sont souvent situés aux bords des routes,
pour « permettre aux morts de se distraire en regardant passer les vivants» dit la légende. .

Ils sont extraordinaires,
ce sont des reproductions de mosquées, de yourtes, de châteaux imaginaires,
et dans certaines régions on peut voir les queues des chevaux qui flottent accrochées au bout d'une perche.
Nous quitterons le Kirghizstan pour gagner Alma Aty au Kazakhstan.
Le passage de la frontière se passera normalement, sans grande attente.

Le Kazakhstan sépare la Russie de la Chine. ( Entre 1948 et 1992, une moyenne de 15 bombes atomiques ont explosé chaque année. . )

La route est longue, nous commençons à accuser la fatigue.
 Il nous faudra contourner la chaîne de montagnes (les Tian-Shan). La route qui traverse ces montagnes est impraticable, nous roulerons longtemps, longtemps.
Nous traversons des plaines immenses, ce sont les steppes de l'Asie Centrale avec des troupeaux magnifiques (chevaux et vaches) .
La circulation est très dense, c'est la route qui rejoint la Russie. Des énormes camions roulent à toute vitesse et doublent n'importe comment. Nous ne regardons plus le paysage nous avons tous les yeux rivés à la route.
Anatoli ne conduit pas mal du tout  puisque nous arriverons à Almaty sans problèmes ! ! !
Nous prenons un dernier repas avec Ludmilla et Anatoli, dans un petit restaurant de la ville . nous faisons le tri dans nos sacs,  à 1h30 nous reprenons le car qui nous conduira à l'aéroport, longue attente, beaucoup de monde, et enfin nous sommes dans l'avion.  

La Lufthansa nous ramènera confortablement à Paris via Frankfort.
Le retour se passe bien .
Nous arrivons à Paris, un peu perdus et peut être un peu tristes de nous quitter.
 Nous échangeons nos adresses, nous promettons de nous revoir. J
e pense que nous le ferons.
On ne peut pas passer trois semaines avec des personnes que l'on apprécie sans un peu de nostalgie.
Notre voyage s'est magnifiquement bien passé.
 Nous étions un groupe de 4 personnes à avoir co-habité sans accroc aucun et ça, ce fut génial.

J'aime l'Asie, elle me fascine, me fait rêver. J'ai toujours envie de repartir,
Je crois que je pourrais utiliser cette phrase D'Alexandra David Neel
:
« J'ai le mal d'un pays qui n'est pas le mien »

 


 Ludmilla et notre premier chauffeur en Kirghizie
 
     


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