Annie et moi, avions débuté un blog le même
jour
nous étions " jumelles " de blog
Hier, Annie m'envoie un mail , quelques lignes et un
cadeau formidable
" Il y a quelques jours, j'ai fait une découverte à mon bureau de Poste de quartier.
Un recueil de Poème d'un Monsieur qui habite tout à côté de chez moi, bien connu à Orléans
J'ai feuilleté le recueil et de retour à la maison j'ai cherché sur le web pour en savoir plus et j'y ai trouvé entre autres, un de ses poèmes qui devrait te rappeler des saveurs, des
odeurs, des couleurs et puis n'est ce pas un anniversaire ....
c'était il y a 3 ans, un clic deux clics.... pour des échanges amicaux. C'est en cadeau "
Marrakech
Tel un oiseau
géant, j'ai survolé la ville
Ceinturée de remparts et de murs de pisé
Promenant mon regard,consultant ma pensée
Comme un enfant heureux, j'ai sillonné la ville.
O! Toi grand
Marrakech, j'arrive et te salue
L'Européen nanti venu depuis le Nord.
Sorti du beau Paris, cet ami qui t'honore
De toi ne connaît rien, bien qu'ayant beaucoup lu.
Royale métropole ocrée de tes couleurs
Des tombeaux saadiens tu demeures gardienne
Entre les hauts plateaux et l'ardeur saharienne
Tes souches sont témoins de réelles valeurs.
L'ancestrale mosquée est un endroit sacré
La Koutoubia d'abord, ce haut lieu de prières
Où le chant incessant est oeuvre de lumière
Exhortant sans répit au rite consacré.
Le muezzin appelle en haut du minaret
Dirigé vers la Mecque, au bout de la potence
Invitant les croyants au moment de partance
En adjurant Allah,loué et adoré.
Fascinant Marrakech, où sont tes origines
De ces mots déformés: "Tu passes ton chemin" ?
Maroc ensorcelant aux saveurs de jasmin
De thé vert à la menthe à l'heure du tajine!
Les parfums délicats de la nature en fleurs
Nous donnent à rêver aux fragrances d'encens
Et les aromates capiteux et puissants
Ajoutent l'insolite en ces lieux enjôleurs.
Place D'jemma el Fna, grouillante et colorée
Tu conduis vers les souks enchevêtrés et noirs
Perdus dans un dédale aux portes sans espoir
Faits de petits partis d'un peuple bigarré.
L'Européen s'en va. Dans son coeur, quelque part
S'installe alors un vide, une sorte de drame.
Dans les yeux avides suppliant un dirham
Se reflète un mirage échappé des remparts.
Mario Rigault.
Avec mon amitié je t'embrasse
ANNIE
je t'embrasse aussi Annie,


















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