J'aime l'Asie
J'ai une grande passion pour la Chine
J'ai un grand coup de coeur pour le Maroc
j'aime les portes

je collectionne les cartes postales

les sables de partout
ceux que je rapporte
ceux que vous m'envoyez . .

j'aime les fleurs
les oiseaux

je n'aime pas l'hiver
je n'aime pas l'auvergne

j'aime Hugues Auffray

Polnareff

Leny Escudero

J'aime les livres

j'aime les Korrigans, les elfes, les trolls .

et puis j'aime tous mes amis
c'est tellement précieux un ami. . .

. . . Nous déjeunons et nous reprenons la route défoncée en direction
de la Chine,
dernier col 3600 mètres
Nous arrivons à la frontière à 11 h 30
Ludimilla nous aide pour la partie Kirghize, mais là il faut tout sortir, les douaniers commencent l'inspection. . . à même le sol, sur ma vest polaire , ils sortent tout le linge, ouvrent mes
carnets, regardent mes notes, me "piquent" un stylo, un t-shirt publiciataire. . .un douanier trouve mon sable du désert, il ne comprend pas, il goûte, il sent, je lui reprend le sable à toute
vitesse, il me le reprend
Ludmilla intervient, explique ce que c'est , il me le laisse, je lui donne un paquet de savonnettes et il me laisse enfin ranger mes affaires. à 14h30 nous avons enfin terminé. .
.
Nous passons par plusieurs postes où nos papiers et nos visas
seront encore épluchés.
A 14 h30 c’est terminé.
Il nous reste 10 km à franchir avant d’arriver en Chine. nous pensions les faire en bus, ce n'était meme pas envisageable. Ludmilla nous quittera à ce poste, nous la
retrouverons à un autre col
à notre retour de Chine.
Les douaniers nous font monter deux
par deux dans des gros camions de ferraille,
(des Kamas, le notre avait 680 000 km) et nous voilà partis .
La Chine approche, nous voyons les premiers barbelés.
Soudain tout s’arrête, on
essaie de comprendre, on descend des camions ,
et on se rend compte que tout est bloqué,
un camion est accidenté dans le virage , rien ne passe. . .
à 15 heures on essaie de s’approcher du poste, on montre nos visas ,
on voudrait faire les derniers km à pieds mais on ne nous laisse pas avancer, on ne jette pas un
œil sur nos papiers, on est dans les camions on doit passer avec eux . .
Quand ?? On ne sait pas, aujourd’hui, demain. .
Nous n’avons plus de contacts avec personne et la réaction de ces chinois armés, à ce poste perdu dans la montagne nous impressionne.
Nous réfléchissons, je pense à mon portable qui se
trouve tout au fond du sac
Je propose que l’on essaie d’appeler notre correspondant à Paris pour demander de
l’aide ,
il est 15h30, l’appel passe,
j’explique notre cas, on me répond « prenez patience on s’occupe de vous ».
Le chauffeur du camion est surpris de me voir téléphoner, il regarde mon téléphone et me dit
« spoutnik ? »
A 16h 30, des douaniers chinois arrivent et font partir les 3 camions dans lesquels nous étions,
je donnerai un foulard à mon chauffeur et des bonbons que j’avais en réserve .
Nous faisons de grands « au-revoir » à nos chauffeurs, ils étaient fiers de nous transporter et nous avons été heureux de les
côtoyer.
Nous sommes en Chine à 17heures Un bus nous attend et un guide aussi,
il nous faut encore entrer dans un poste de douane, et là, surprise, nous sommes accueillis par des infirmiers, tout en blanc qui nous examinent avec prudence ,
ils ouvrent encore nos sacs.
Nous sommes dans un service de quarantaine à cause de l’épidémie de Pneumonie.
on vérifie la température de chacun, on nous regarde les yeux, les oreilles, la gorge. .
Nous prenons le mini-bus pour aller à Kashgar, il
reste 5 heures de route ,
notre guide , Richatt, nous dit que nous arriverons vers 22 heures et que l’on s’arrêtera pour
pique niquer ,
c’est une bonne nouvelle, nous n’avions rien mangé depuis le matin.
Au bout d’une heure, le car s’arrête, nous descendons pour le pique nique,
Richatt sort alors une pastèque,
il la pose sur le goudron de la route, la coupe et nous en donne un morceau à chacun ! ! !
C’était le pique nique. .
Fatigués, nous nous calons dans le car et nous ne disons plus un mot jusqu’à Kashgar.
Nous y arriverons à 23 heures.
Nous soupons chinois bien sur et nous regagnons notre chambre avec un plaisir évident.
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