J'aime l'Asie
J'ai une grande passion pour la Chine
J'ai un grand coup de coeur pour le Maroc
j'aime les portes

je collectionne les cartes postales

les sables de partout
ceux que je rapporte
ceux que vous m'envoyez . .

j'aime les fleurs
les oiseaux

je n'aime pas l'hiver
je n'aime pas l'auvergne

j'aime Hugues Auffray

Polnareff

Leny Escudero

J'aime les livres

j'aime les Korrigans, les elfes, les trolls .

et puis j'aime tous mes amis
c'est tellement précieux un ami. . .

Cette fois nous prenons la route du retour,
nous quittons la Chine pour retrouver Ludmilla en Kirghizie,
nous devons être au col de Torugart à midi (ce poste ferme entre midi et 14 heures)
nous nous présentons au poste frontière chinois à 9 heures. dès l'ouverture .
Nous mettons 40 mn pour traverser le poste,
il nous reste environ 2h30 pour faire les 90 km qui séparent les 2 postes.
Les douaniers chinois font monter 6 militaires dans notre minibus, ils nous accompagneront jusqu'Ã Torugart, c'est un ordre ! !
nous enlevons nos sacs, les empilons pour leur faire de la place.
Le paysage de montagne est sublime mais la route est de plus en plus mauvaise,
la veille au soir, un orage a éclaté, et la pluie a raviné la route,
celle-ci est coupée sans arrêt par des coulées de boues ou de cailloux .
Nous devons descendre de nombreuses fois quand les passages sont trop dangereux.
Au sommet du col, nous retrouvons enfin Ludmilla, notre nouveau car et notre nouveau chauffeur,
Anatoli. Mais il est 12h10. ! ! !
Trop tard , le poste de douane , situé en pleine montagne vient de fermer,
il ouvrira seulement à 14h30 .
La pluie, la neige, le vent et le soleil se succéderont au sommet de ce col où il ne passe personne.
Les douaniers ouvrent la barrière, regardent les passeports et nous laissent passer.
Au bout de quelques kilomètres, Anatoli nous arrête au bord de la route ,
Ludmilla sort une énorme marmite enveloppée de couvertures,
elle ouvre . . . cela sent bon ! du mouton cuit avec du choux , des tomates, c'est un régal ,
elle nous a apporté également du saucisson kirghiz , des gâteaux , des fruits ,
de la vodka et du vin rosé et rouge, un vrai festin.
Pour nous c'est du pur bonheur. . .
Mais la route
est longue, il ne faut pas s'attarder . . .
Nous reprenons la piste, Anatoli, conduit comme s'il tournait « Le salaire de la peur »
à une vitesse certaine pour passer par dessus les ornières,
en allant de droite et de gauche pour éviter les trous immenses,
( souvent il rate et on décolle jusqu'au plafond ! )
il arrive toujours à gauche au sommet des côtes, heureusement que la circulation est inexistante .
Les paysages sont de plus en plus beaux,
de plus en plus impressionnants,
nous ferons un grand détour (une heure) dans le lit asséché d'une rivière pour voir le superbe caravansérail de Tash Rabat.
à demi-enfoui ,il était une étape précieuse pour les caravanes de la Route de la Soie .
Il daterait du Xe siècle.
entrée du caravansérail
Nous arriverons très tard chez les habitants qui doivent nous recevoir.
Bon repas et chambres très propres, des tapis partout, par terre et sur les murs.
La nuit sera bonne, très calme dans ce petit village perdu dans la montagne.
Nous reprenons la piste le lendemain matin ,
Nous ferons une étape au lac Issyk-Koul, c'est une mer intérieure de 6200 km², l'eau est salée et ne gèle jamais .
Nous partons pour Bichkek, Nous visiterons aussi un superbe site archéologique, où sont rassemblées des statues datant de du VIe au IVe siècle avant notre
ère.
( les cimetières en Kirghizie. sont souvent situés aux bords des routes,
pour « permettre aux morts de se distraire en regardant passer les vivants» dit la légende. .
Ils sont extraordinaires,
ce sont des reproductions de mosquées, de yourtes, de châteaux imaginaires, et dans certaines régions on peut voir les queues des chevaux qui flottent accrochées au bout d'une perche.)
Nous quitterons le Kirghizstan pour gagner Alma Aty au Kazakhstan.
Le passage de la frontière se passera normalement, sans grande attente.
La route est longue, nous commençons à accuser la fatigue.
Il nous faudra contourner la chaîne de montagnes (les Tian-Shan). La route qui traverse ces montagnes est impraticable, nous roulerons longtemps, longtemps.
Nous traversons des plaines immenses, ce sont les steppes de l'Asie Centrale avec des troupeaux magnifiques (chevaux et vaches) .
La circulation est très dense, c'est la route qui rejoint la Russie. Des énormes camions roulent à toute vitesse et doublent n'importe comment. Nous ne regardons plus le paysage nous avons tous
les yeux rivés à la route.
Anatoli ne conduit pas mal du tout puisque nous arriverons à Almaty sans problèmes ! ! !
Nous prenons un dernier repas avec Ludmilla et Anatoli, dans un petit restaurant de la ville .
Nous faisons le tri dans nos sacs, à 1h30 nous reprenons le car qui nous conduira à l'aéroport, longue attente, beaucoup de monde, et enfin nous sommes dans l'avion.
La Lufthansa nous ramènera confortablement à Paris via Frankfort.
Le retour se passe bien .
Nous arrivons à Paris, un peu perdus et peut être un peu tristes de nous quitter.
Nous échangeons nos adresses, nous promettons de nous revoir. Je pense que nous le ferons.
On ne peut pas passer trois semaines avec des personnes que l'on apprécie sans un peu de nostalgie.
Notre voyage s'est magnifiquement bien passé.
Nous étions un groupe de 4 personnes à avoir co-habité sans accroc aucun et ça, ce fut génial.
J'aime l'Asie, elle me fascine, me fait rêver. J'ai toujours envie de repartir,
Je crois que je pourrais utiliser cette phrase D'Alexandra David Neel
: « J'ai le mal d'un pays qui n'est pas le mien »
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