J'aime l'Asie
J'ai une grande passion pour la Chine
J'ai un grand coup de coeur pour le Maroc
j'aime les portes

je collectionne les cartes postales

les sables de partout
ceux que je rapporte
ceux que vous m'envoyez . .

j'aime les fleurs
les oiseaux

je n'aime pas l'hiver
je n'aime pas l'auvergne

j'aime Hugues Auffray

Polnareff

Leny Escudero

J'aime les livres

j'aime les Korrigans, les elfes, les trolls .

et puis j'aime tous mes amis
c'est tellement précieux un ami. . .

. . . . Nous partons à la découverte de Kashgar. Nous y resterons deux jours.
C’est une oasis en bordure de l’immense désert du
Takla-Makan.
Ce désert est un des plus dangereux du monde,
( on dit que lorsque le vent souffle il peut ensevelir un village en 1 heure
Kashgar est chinoise, mais elle est peuplée par les ouïgours
(peuple turcophone qui essaie de garder ses traditions, sa langue, sa culture).
Elle fut une des premières conquêtes de Gengis Khan en 1206,
ensuite elle a appartenu a Tamerlan,puis aux Ouzbeks, aux Russes et aux Chinois.
La vieille ville est extraordinaire, les rues sont étroites, pas propres du tout.
Nous découvrons des gens formidables chez qui nous pouvons rentrer,
même s’ils ne sont pas dans la maison. (Notre guide est ouïgour, cela doit faciliter les contacts).
Quand on passe dans les ruelles étroites, on ne peut pas imaginer que derrière ces petites portes se cachent de jolies maisons fleuries
Une femme nous invite
à entrer, nous quittons les chaussures,
entrons dans un immense salon garni de tapis, elle soulève un drap et découvre . .
une grande table basse , couverte de petites assiettes remplies de fruits séchés, d’amandes,
de gâteaux secs, elle étale des coussins multicolores, nous nous asseyons .
Elle nous apportera le thé, sans rien demander en échange.
C’est cela l’hospitalité ouighoure qui date de l’époque des Caravanes de la Route de la Soie
et qui s’est maintenue.
Nous passerons un long moment dans cette maison.
Pour la première fois je vois des enfants qui portent des culottes fendues,
comme l’avait décrit Lucien Bodard dans son livre « Monsieur le Consul »,
j'ai trouvé ça amusant
,
Et puis but suprême du voyage « Le Marché
du dimanche de Kashgar » c’est fabuleux.
On y trouve de tout bien sûr comme sur tous les marchés d’Asie Centrale mais en plus des merveilleux tissus, de toutes les couleurs. . des roses, des
verts, des jaunes, presque fluorescents,
et des tissus dorés , pailletés, qui brillent sous le chaud soleil du désert.
On touche, on regarde, on est heureux, on voudrait tout voir, tout emporter.
Nous partons à quelques kilomètres sur le fameux marché aux animaux
c’est indescriptible.
Les gens arrivent avec un mouton , une chèvre , une vache , un âne , un cheval ,
un dromadaire, un chameau peu importe,
d’autres arrivent avec quelques bêtes dans une charrette,
mais au total cela fait des milliers de bêtes rassemblées dans un immense enclos. .
Eleveurs et acheteurs discutent.
Mais avant de se décider l'acheteur essaie la monture, il fait un tour ou deux ,
à toute vitesse en soulevant la poussière,
il tente ensuite de lui trouver des défauts pour faire baisser le prix.
C’est la règle , la coutume .
je marchande une cloche que l’on met autour du cou des animaux,
les marchands sont surpris, ils rient en me voyant,
ils se demandent ce que je vais faire de cette cloche, je me le demande aussi,
c’est simplement pour la joie de marchander,
j’aime tellement,
c’est pour moi un grand plaisir.
Les chevaux et les ânes sont superbement décorés avec des pompons,
des couvertures de toutes les couleurs.
Nous resterons plusieurs heures dans ce marché, à regarder, à nous imprégner de cette ambiance
merveilleuse.
Kashgar nous laissera un souvenir magnifique, c’est vraiment une ville de légende,
la ville du carrefour de la Route de la Soie,
nous la quitterons avec du soleil plein les yeux.
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