J'aime l'Asie
J'ai une grande passion pour la Chine
J'ai un grand coup de coeur pour le Maroc
j'aime les portes

je collectionne les cartes postales

les sables de partout
ceux que je rapporte
ceux que vous m'envoyez . .

j'aime les fleurs
les oiseaux

je n'aime pas l'hiver
je n'aime pas l'auvergne

j'aime Hugues Auffray

Polnareff

Leny Escudero

J'aime les livres

j'aime les Korrigans, les elfes, les trolls .

et puis j'aime tous mes amis
c'est tellement précieux un ami. . .

Nous partons pour la
vallée de Fergana.
C’est la région la plus fertile de l’Ouzbékistan, cette plaine est une oasis arrosée par le Syr Darya, .
Les habitants de cette province rurale sont très conservateurs, différents de tout le reste du pays.
Tous les hommes portent la calotte blanche et noire, et les femmes ne sortent pas sans foulard sur la tête, elles n’ont jamais les bras nus.
En Asie Centrale, ils sont musulmans rigoureux, mais tolérants : ils boivent tous de l’alcool, ( vodka principalement) et mangent du porc, fautes très graves au regard
de la loi coranique. . .
Nous visitons toujours des mosquées et bien sur des bazars comme tout au long de notre périple en Asie Centrale.
Notre voyage s’appelait « Bazars et medersas », nous n’en avons raté aucun naturellement :
Achkhabad, (bazar et marché russe), Khiva, Boukhara, Samarkand, Fergana, Osh et Kachgar qui sera le plus grand, le plus beau, le but de notre voyage.
Nous avons, dans ces bazars des contacts privilégiés avec la population :
4 français seuls cela se dit très vite (le téléphone arabe sans doute) on nous parle,
on nous regarde, on nous offre de tout : des fruits, des fromages, du poisson séché,
on goûte, on marchande, on achète, c’est merveilleux.
On sort des bazars les bras chargés de fruits secs ou frais et
sous le sourire des gens du pays. Quel bonheur. .
Nous ferons un dernier repas avec Dil dans un
superbe parc,
nous aurons un petit coup au cœur en la quittant,
nous avions passé plus d’une semaine avec elle, et nous avions appris à l’apprécier.
Elle nous a dit en nous quittant,
que nous étions le deuxième groupe de Français aussi sympas qu’elle avait rencontré depuis 12 ans.
Cela nous arrangeait de la croire . . .
Nous quittons l’Ouzbékistan sans difficultés
particulières.
Nous remplissons les papiers habituels, passons devant les douaniers qui font un inventaire rapide
de nos sacs et nous entrons au Kirghizstan.
Nous sommes accueillis par Ludmilla notre nouvelle guide, Russe elle aussi.
- Ludmilla, notre chauffeur et le koumis -
Nous partons avec un nouveau car, pas plus confortable que les précédents
Nous arrivons à Osh , petite ville de Kirghizie à 400m d’altitude.
Notre hôtel est simple mais très propre, nous apprécions.
Promenade dans la ville, c’est une petite étape de repos avant de commencer la seconde partie de notre voyage dans les montagnes Kirghizes.
Encore deux jours et nous atteindrons la Chine. .
Les caravanes de La Route de la Soie mettaient des mois pour faire ce trajet.
Nous quittons Osh de bonne heure, avant de partir nous nous arrêtons pour faire des provisions,
prendre des réserves d’eau.
Il n’y aura plus de restaurants, plus d’hôtels avant la Chine.,
Nous quittons très rapidement le goudron pour une piste défoncée.
Sur la route les femmes battent leurs tapis,
les ânes sont couchés et refusent de se lever pour nous laisser passer,
le chauffeur est obligé de descendre pour les tirer sur le coté
Nous nous arrêtons dans un campement qui appartient à la tante de notre chauffeur,
nous sommes reçus royalement.
.Il faut se déchausser pour rentrer sous la yourte,
celle-ci est superbe, toute décorée de tapis.
Une poule est entrain de couver sur une pile de coussins, on nous offre du pain et du « Koumis »
dans des bols en bois, c’est du lait de jument fermenté, avec des herbes des montagnes.
Nous goûtons, j’ai du mal à boire.
.Les montagnes sont de plus en plus belles, les
paysages sont à couper le souffle,
nous rencontrons les Kirghiz à cheval, des enfants très jeunes 5 ou 6 ans sont aussi sur des chevaux, ils gardent les troupeaux et maîtrisent leur monture à merveille,
les hommes et les enfants portent le fameux chapeau Kirghiz : le « Kalpak » sous lequel ils gardent ce qu’ils ont de précieux, billes, argent, etc.
Les Kirghiz passent l’été dans des campements de yourtes et l’hiver dans les fermes des vallées.
Nous reprenons la route.
Il nous faudra aussi trouver de l’essence, qui ne se trouve pas dans les pompes à essence, mais chez les particuliers.
A midi, Ludmilla sort les provisions et nous faisons un superbe pique-nique :
nouilles déshydratées sur lesquelles nous mettons de l’eau chaude, charcuterie, fromage et paquets de petits gâteaux, elle a aussi apporté une bouteille de vodka ainsi que du vin
local rouge et rosé, il n’y aura pas de thé, nous avons perdu une partie de l’eau chaude sur les chaos de la piste.
Nous repartons, la route continue de monter, nous arrivons à 2600 m, dernières yourtes,
dernières maisons et la pluie tombe maintenant. Nous nous arrêtons enfin, au milieu d’un petit enclos :
2 yourtes misérables nous attendent, c’est là que nous coucherons.
Nous étions prévenus mais nous nous attendions à quelque chose de plus confortable,
tant pis nous n’avons pas le choix, heureusement que Bernard est là pour nous dire,
« mais c’est génial. C’est une expérience fabuleuse »
puisqu’il le dit, je vais le croire ! !
Mais lui, il est jeune. . .
nos yourtes - salle à manger et chambre à coucher
Les russes qui tiennent ce campement nous offrent le thé, la pluie se calme,
nous mettons ce que nous avons de plus chaud et nous allons faire plusieurs heures de marche à la découverte des alentours
des enfants arrivent , ils nous accompagnent dans notre promenade
Nous retournons aux yourtes, le repas nous attend, sympa, rustique, nous le faisons à la bougie
dans la yourte restaurant ! ! il n’y a pas d’électricité bien sur .
Les wc se trouvent à 300 mètres et il faut traverser un petit cours d’eau sur une planche, pas génial . . .
les cuisines à Yourtes-city
Après le repas, que nous prolongerons en discutant jusqu’à 22 heures,
nous allons nous coucher dans la yourte chambre à coucher :
6 palettes sont installées à même le sol, de gros galets isolent les palettes du sol .
On nous donne 2 immenses couvertures par personne,
il faut se rouler dedans, on passe un temps fou à trouver comment avoir le moins froid possible
et c’est le silence le plus complet jusqu’au lendemain 6 heures.
salle de bain
Le froid nous réveille, il fait 2°. les toilettes seront rapides , de toutes façons il y a si peu d’eau ! !
Nous
déjeunons et nous reprenons la route défoncée en direction de la Chine, dernier col 3600m.
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