.

  

 

Il y a actuellement   8  personne(s) sur ce blog




Tous les mails qui m'ont été envoyés sur aol
depuis le 30 décembre jusqu'à ce jour
ne me sont pas arrivés 
j'ai changé de serveur et je n'ai pas accès à aol
Si vous voulez m'écrire 
cliquez  sur l'enveloppe

Animail.gif

cartes du monde

timbres ok

.

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

.

.

agathe en quelques mots

J'aime l'Asie
J'ai une grande passion pour la Chine
jiya---rectifier.JPG
J'ai un grand coup de coeur pour le Maroc
72.JPG
j'aime les portes
4.jpg
je collectionne les cartes postales
US-586641
les sables de partout
ceux que je rapporte
ceux que vous m'envoyez . .
s3.jpg
j'aime les fleurs
lotus-fleur.JPG
les oiseaux
oiseau-sur-fond.jpg
je n'aime pas l'hiver
P1030882
je n'aime pas l'auvergne
chatel-008.jpg
j'aime Hugues Auffray 
pr-blog.jpg
Polnareff
lunettes.jpg
Leny Escudero
lescudero.jpg
J'aime les livres
la-cit---interdite.jpg
j'aime les Korrigans, les elfes, les trolls .
FI-705945
et puis j'aime tous mes amis
c'est tellement  précieux un ami. . .  
s-e-to.jpg


Derniers Commentaires

c'est du Palais d'été de Pékin, que proviennent 
les bronzes de Monsieur  Bergé
je ne dis pas que M. Bergé ne les a pas acquis légalement , non pas du tout.

c'est tout de même extraordinaire de constater que des merveilles de Chine, se trouvent dans nos musées de France, résultat de pillages tout simplement.
quand on visite les musées en Chine, on voit les copies avec une petite note
" l'original se trouve en France, à St Pétersbourg . . .ou ailleurs "


Lors de notre dernier voyage en Chine, notre guide Chinois nous a lu ,
dans un parfait français,
cette lettre que Victor Hugo avait écrite après le pillage du Palais d’été à Pékin


Je ne connaissais pas ce texte avant . . .
mais à la lecture de cette lettre, je me sentie mal à l'aise
comme si j'avais été coupable . . .

 L'empereur Xianfeng est en fuite.
 Il a abandonné Pékin aux troupes anglo-françaises qui, le 6 octobre 1860,
envahissent sa résidence d'été, d'une beauté exceptionnelle, la saccagent, la dévastent.


Ce pillage, qui marquera la seconde guerre de l'opium,
indigne certains témoins occidentaux. Victor Hugo, lui, ne connaît cette « merveille du monde »
 qu'à travers le récit des voyageurs, mais, d'emblée,
il prend le parti des civilisés, les Chinois, contre les barbares
.

Hauteville House, 25 novembre 1861

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l'expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l'expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l'empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l'Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d'approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s'appelait le Palais d'été. L'art a deux principes, l'Idée qui produit l'art européen, et la Chimère qui produit l'art oriental.
 Le Palais d'été était à l'art chimérique ce que le Parthénon est à l'art idéal.
Tout ce que peut enfanter l'imagination d'un peuple presque extra-humain était là.
Ce n'était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c'était une sorte d'énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.

Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d'été.
Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d'eau et d'écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d'éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c'était là ce monument.

Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l'énormité d'une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples.
Car ce que fait le temps appartient à l'homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d'été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d'été en Orient.
Si on ne le voyait pas, on le rêvait.
C'était une sorte d'effrayant chef-d'œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d'Asie sur l'horizon de la civilisation d'Europe.


Cette merveille a disparu.

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d'été. L'un a pillé, l'autre a incendié.
La victoire peut être une voleuse, à ce qu'il paraît.
Une dévastation en grand du Palais d'été s'est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs.
On voit mêlé à tout cela le nom d'Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon.
Ce qu'on avait fait au Parthénon, on l'a fait au Palais d'été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser.
Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n'égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l'orient. Il n'y avait pas seulement là des chefs-d'œuvre d'art, il y avait un entassement d'orfèvreries.


Grand exploit, bonne aubaine. L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses coffres ; et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant.
Telle est l'histoire des deux bandits.

Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares.
Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

Devant l'histoire, l'un des deux bandits s'appellera la France, l'autre s'appellera l'Angleterre.
Mais je proteste, et je vous remercie de m'en donner l'occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ;
 les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

L'empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd'hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d'été.

J'espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

Telle est, monsieur, la quantité d'approbation que je donne à l'expédition de Chine.

 

 


Publié dans : Chine - Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés