J'aime l'Asie
J'ai une grande passion pour la Chine
J'ai un grand coup de coeur pour le Maroc
j'aime les portes

je collectionne les cartes postales

les sables de partout
ceux que je rapporte
ceux que vous m'envoyez . .

j'aime les fleurs
les oiseaux

je n'aime pas l'hiver
je n'aime pas l'auvergne

j'aime Hugues Auffray

Polnareff

Leny Escudero

J'aime les livres

j'aime les Korrigans, les elfes, les trolls .

et puis j'aime tous mes amis
c'est tellement précieux un ami. . .

C'est la fin de ce merveilleux voyage. .
le raconter encore une fois, était sans doute , la fois de trop
mais cela m'a permis de mettre ce voyage au propre
de renouveler les photos et de le rêver encore
Ma Route de la Soie en Chine - Fin -
Nous partons pour Turfan, c’est une oasis dans un désert aride.
" une petite ville aux maisons de pisé où l’on prend le temps de vivre sous la fraîcheur des tonnelles"
- c'est cette phrase qui revient toujours quand on parle de Turfan -
On dit que Turfan est la plus chaleureuse des étapes sur la route de la Soie.
La plus chaude aussi
Le centre du bassin est à 154 m sous le niveau de la mer.
Les étés sont torrides, le thermomètre indiquait 48°, en plus un vent chaud, venant du désert
souffle en permanence
Quelle différence avec le reste de la Chine,.
Nous sommes ici en pays Ouigour, peuplé de musulmans, dont la langue est turcophone.
Turfan ressemble à une tonnelle géante. Des raisins partout. Un système d’irrigation souterraine datant de l’antiquité,- les Karez - permet d’irriguer les terres. .
La plantation de vigne à Turfan est vieille de
2000 ans . les variétés sont nombreuses et délicieuses
Les raisins sont séchés dans des séchoirs à raisins. Ce sont des bâtiments sommaires en briques de terre aux murs très ajourés pour assurer une bonne ventilation.
Nous visiterons Jiaohe et Gaochang 2 superbes villes fantômes qui servaient d’étapes aux caravanes.
Elles datent du VIIIe siècle.
Des documents
retrouvés dans la bibliothèque de Gaochang
font état de la répartition des terres aux paysans en 624.
Nous marcherons plusieurs km sous un chaud soleil dans un sable fin et poussiéreux.
Je refuse de revenir à pieds. Nous prendrons une charrette attelée à un âne pour rentrer.
Turfan Urumqi – Nous quittons les
petites villes qui avaient tant de charme,
le désert, les
mauvaises routes. Ce n’est pas le bonheur absolu.
C’est difficile de se réadapter et de se retrouver au milieu de cette circulation intense,
sur des autoroutes où les gens roulent n’importe comment et à toute vitesse.
Nous avions fait toute cette distance sans accrochage, et là tout à coup,
notre chauffeur freine à fond, mais le car continue de glisser. . ,
un camion devant nous vient de rentrer dans une voiture,
notre chauffeur fera tout ce qu’il pourra pour éviter le camion,
mais le minibus vient s’encastrer sous
le camion, nous avons vu arriver l’accident,
nous nous retenons de notre mieux, sauf Gérard qui va rouler à l’avant du car,
mais il n’aura pas de mal.
Depuis le début du voyage Françoise se met toujours à coté du chauffeur.
C’était la première fois qu'un bus avait une ceinture de sécurité . .
C’est certain que si nous n’avons rien eu
c’est grâce à notre fameux Bouddha,
il ne peut pas en être autrement. ! ! !l suffit d’y croire. . .
Nous attendrons un nouveau car, on nous fera sortir un à un, en
prenant mille précautions,
les voitures nous frôlent, mais ne ralentissent pas.
Nous allons déjeuner, mais au moment de partir,
le nouveau car ne démarre pas, un troisième viendra, ce sera le bon.
Nous aurons aussi un nouveau guide
local, c’est un homme,
il parle un anglais que je comprends parfaitement ! !
il n’a de guide que le nom mais il est super sympa, il nous racontera qu’il fait du trafic de vodka. .
Et de plein de choses peu légales, mais peu importe,
il nous expliquera tout avec plein de bonne volonté.
Il nous donne rendez vous pour le repas du soir.
Notre Hôtel à Urumqi est magnifique, il est tenu par des Taiwanais,
l’accueil y est chaleureux, les chambres sont belles, avec des pétales de roses partout,
jusque dans la cuvette des WC.
Nous partons visiter le marché,
nous y resterons le restant de l’après midi,
l’ambiance est extraordinaire, toutes les odeurs se mélangent, les bonnes et les mauvaises,
mais nous avons l’habitude. Nous goûterons les fruits, les brochettes de moutons,
les pâtés de viande.
Nous achèterons, marchanderons comme toujours. . Des vrais moments de bonheur.
Je savais qu’à Urumqi, il y avait un musée extraordinaire
je consulte le groupe et demande à Moyesse si on peut aller le visiter,
elle me répond « il est fermé » mais voyant ma grande
déception,
Au bout d’un moment elle me dit « on va aller le voir le musée », . . . .
Il est vraiment fabuleux, des squelettes de dinosaures,
- on en trouve énormément dans ces régions-
des momies de toute beauté. Les corps ont été momifiés
par les effets desséchants du vent et retrouvés dans des tombes à la lisière du Taklamakan.
Plusieurs des ces corps, dont celui d’une femme datant de 4000
ans, sont d’origine européenne, ce qui témoigne des échanges millénaires qui ont marqué la région.
Ces momies sont extraordinaires, elles ont conservé leurs cheveux, leurs ongles,
leur peau est collée aux os.
Des parties de vêtements sont encore là, on en voit le tissage,
On verra aussi des corps momifiés d’enfants.
Notre voyage va bientôt se terminer, encore une escale à Yining, petit village sur la route
du Kazakhstan,
Nous irons jusqu’au lac Salimu, au milieu des tentes mongoles ,
nous mangerons dans un camp et nous prendrons la route en direction de la frontière.
Nous allons quitter la Chine, nos deux guides nous
laisseront à la barrière,
nous nous dirigeons dans le bâtiment pour les formalités.
Notre sortie de Chine se fait calmement.
Nous nous retrouvons dans une cour avec des tas de camions, des bus et des gens avec cartons et valises.
Nous sommes dans une zone neutre,
le Kazakhstan est à quelques km, il nous faudra prendre un minibus pour changer de pays.
Nous mettrons un moment à comprendre, à trouver le minibus, à négocier le prix . . .
et à défendre notre minibus contre des Kazakhs et des Chinois qui veulent toujours passer les remiers.
Quand nous arrivons
au Kazakhstan, il nous faudra encore franchir trois postes de douane,
et personne ne nous attend. .
Au bout d’une heure, un minibus arrive, comme il ne reste plus que nous sur la
place,
le bus se dirige vers nous. Une guide Kazakh est là, elle parle un français parfait.
Encore cinq heures de route et nous serons à Almaty.
Nous visiterons cette ville et nous nous retrouverons dans ce même hôtel,
à l'endroit même où nous avions terminé notre périple en Asie Centrale.
La Route de la Soie était bouclée . .
Notre guide nous accompagne à l’aéroport d’Almaty. Nous rentrons dans l’aéroport, nous passons dnas
des bacspleins de désinfectant, à cause de la grippe aviaire, Ce sera le seul, bien faible rempart contre cette grippe . ..
De l’autre coté de la porte nous posons les valises sur les rouleaux,je passe
sous le portique.
Le douanier qui est devant son écran me fait signe d’ouvrir ma valise,
je dis « ça y est, le poignard tibétain . . . j’en étais sûre. » je pose ma valise devant lui, je l’ouvre et je regarde sur son écran où
se trouve le poignard,
je sais très bien que je l’ai mis tout au fond, mais dessus ou dessous,
lui, il voit tout sur son maudit écran. .
Il me prend le poignard et me fait signe de refermer la valise.
Tout à coup un second douanier se dresse sur sa chaise, tel un pantin qui sort de sa
boite,
il montre la deuxième valise.
Jean-Pierre commence de râler « mais p. . . . , elles vont en soute ces valises »,
Je réponds « peut être, mais ça sert à rien de râler, il ne comprend
pas ».
On ouvre la deuxième valise, il me montre où se trouve le second poignard,
je le sors, mais on n’avait pas fait dans la dentelle, celui là mesure plus de 50 cm.
Il le prend aussi, notre guide viendra pour nous aider, elle dit « ce sont des souvenirs » . . .
Mais ce n’est pas tout, il me montre encore un coin précis de la valise,
je cherche et je trouve une paire de ciseaux de 20cm que Jean-Pierre avait jugé bon d’emmener
(ça peut toujours servir, naturellement. . .)
Confisqués aussi les ciseaux, et ça
continue, il reste encore. .
Eh oui, le « Laguiole » qui nous a suivi partout,
avec lequel on a enlevé la peau des fruits poussiéreux tout au long du voyage.
Les 2 douaniers regardent, retournent, ouvrent, soupèsent . . .
Nous sommes là, tels 2 terroristes, avec nos 2 douaniers, nos 2 poignards,
notre couteau et notre paire de ciseaux, et . . .
un attroupement qui grandit autour de nous.
« Ils vont appeler le chef » nous dit la guide,
Je demande s’ils veulent de l’argent, elle me dit « non ça va
s’arranger »,
le chef arrive. . . Il regarde encore les poignards sous tous les angles, s’attarde avec envie sur le
« Laguiole », il met tout de côté.
et au bout d’un long moment, le « chef douanier » prend un air dédaigneux et me fait signe de tout ranger dans la valise et de partir. .
Je remercie notre guide, qui a eu la gentillesse de faire tout son possible pour que nous repartions avec nos trésors.
Retour en France par Istanbul, c’est la fin d’un beau voyage.
Nous nous quitterons, tous à Paris, Nous avons passé trois semaines merveilleuses.
Ce voyage fut difficile, les routes de Chine en sont la cause,
et puis le manque de guides de qualité a été un handicap sérieux.
Mais nous avons été supers bons en palliant à leurs déficits.
Nous avons fait près de 7000 kilomètres dans ce vaste pays.
J’ai réalisé le plus beau de mes rêves : terminer la Route de la Soie en Chine.
Un jour, Nicole me dira
« Cette Route de la Soie, tu la connais tellement bien, on dirait que tu es
venue pour vérifier si tout se trouve bien là, si tout est
exact. »
Je sais
que je ne retournerai plus en Chine, nous l’avons visitée dans tous les sens. J’en garde des souvenirs exceptionnels, et je me dis que . . . .
Peut être, dans une autre vie c’est là bas que je serai.
à la fin de ce voyage , je ne savais
pas que je retournerais en Chine,
j'y suis allée une quatrième fois , toujours avec le même bonheur
j'ai découvert des villes où nous n'étions jamais allés
Chengde, une muraille encore plus belle , plus exceptionnelle
la Cité de Pingyao . . j'ai revu Suzhou avec plaisir ! ! !
mais là, je pense vraiment que c'est terminé
quoique . . . si je pouvais passer quelques jours dans une " ferme ronde " ce serait du pur bonheur
Derniers Commentaires