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agathe en quelques mots

J'aime l'Asie
J'ai une grande passion pour la Chine
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J'ai un grand coup de coeur pour le Maroc
72.JPG
j'aime les portes
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je collectionne les cartes postales
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les sables de partout
ceux que je rapporte
ceux que vous m'envoyez . .
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j'aime les fleurs
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les oiseaux
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je n'aime pas l'hiver
P1030882
je n'aime pas l'auvergne
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j'aime Hugues Auffray 
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Polnareff
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Leny Escudero
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J'aime les livres
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j'aime les Korrigans, les elfes, les trolls .
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et puis j'aime tous mes amis
c'est tellement  précieux un ami. . .  
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Cette semaine je vais terminer la rediffusion de  " Ma Route de la Soie en Chine " 
Nous sommes presque à la fin de ce voyage
plus que 3 jours et tout sera terminé . . .
Je vous joins le maximum de photos pour que le texte vous  semble moins ennuyeux . . .

après . . . je resterai  à rêver. . . à cette Route de légende

Ma Route de la Soie en Chine - 7 -


Zhangye – Jiayuguan – Anxi – Dunhuang -
 

Nous traversons toujours le désert , la chaleur est torride, parfois la route est moins mauvaise. 
Tout à coup Gérard nous dit «  regardez le lac au loin »
 tous,  nous regardons et nous voyons à l’horizon  un lac immense  qui brille sous le soleil.
Nous ne le quittons pas des yeux, il est toujours à la même distance par rapport à nous,
toujours aussi grand et il va jusqu’à  l’horizon. 

Oui c’est un mirage, c’est absolument extraordinaire,
nous resterons tous sans voix à regarder ce que nous ne pensions jamais voir.
Oui les mirages existent, pas seulement dans les histoires de Tintin. ( c’est beau la culture ! ! ! )
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  Et puis des oasis de toutes tailles avec des cultures, des champs de fleurs,  de la vigne,
du maïs et des tournesols - (je me dis que si le paradis existe c’est ainsi qu’il doit être   :
une oasis dans le désert avec plein de fleurs) - 
 

 Alors que tous les déserts du monde avancent, il semblerait   que le désert de Gobi soit entrain de se transformer, on dirait qu’il perd du terrain au profit de la vie sous toutes ses formes.  

Le désert de Gobi est surprenant : nous y verrons des champs d’éoliennes, 800, 1000 peut êtresur des kilomètres. .
 Des villes entières sont en construction, nous l’avons vu :
des aciéries s’installent  et tout autour on construit des immeubles  sur des km
- des immeubles tous semblables , parfois la couleur diffère un peu
et puis la ville s’installe et des gens sont alors déplacés .
Ils sont importés d’on ne sait où,  pour vivre ici en plein désert. 
Des oléoducs,  des routes et des chemins de fer aussi traversent ces immensités,
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     La forteresse de Jiayuguan marque l’apogée de l’histoire de la Grande Muraille. 

Du haut de ses tours de 10 mètres de haut nous avons une vue magnifique sur tout le désert.
 Nous faisons  le tour des remparts sous une chaleur torride.
J’attendais aussi cet endroit avec impatience,
je l’ai tellement imaginé qu’il me semble le connaître parfaitement. 
  

 

J’ai déjà eu cette même impression de «  déjà  connaître l’endroit » :
 à Katmandou et  à la Cité Interdite à Pékin.
 
C’est une impression curieuse, je me suis toujours demandé si cela venait des récits que j’avais lus
ou alors si j’étais déjà venue dans ces endroits.

 A force de parler de réincarnation, de nouvelle vie,
parfois je me demande si je ne suis pas déjà passée dans certains lieux que j’aime tant.

 

Nous trouverons ici un curieux bouddha, en terre recouvert d’émail par endroits,
il est   très souriant, même  franchement hilare, il nous a été présenté comme une antiquité,
  mais vu le prix, c’est certain qu’il venait d être fabriqué.
Il nous a plu, mais il  pesait plus de trois kg,
nous l'avons porté, chouchouté et rapporté tout entier à Jolybois.

 Chaque fois qu’une personne s’approchait du sac,
il y avait quelqu’un dans le  groupe pour crier «  attention le bouddha » ! !
 

La route est balisée de vestiges aménagés dans le désert depuis de nombreuses dynasties. 
Ils seraient les vestiges d’un antique système de « télégraphe » qui communiquait
d’un poste à l’autre par signaux de feu ou de fumée.
  
Nous arrivons à Dunhuang, ville-oasis  très ancienne.
Elle était un important centre caravanier du  fait de sa position à l’embranchement des deux pistes,
 sud et nord de la Route de la Soie.
Elle a subi des influences étrangères multiples.
Les Turcs, les Mongols, les bouddhistes  ont laissé leur empreinte culturelle, religieuse et artistique.

 

Nous prenons une douche, mais nous ne repartons pas immédiatement la chaleur est trop forte,
 c’est irrespirable . . .48°
Nous attendrons 17 heures pour aller aux « dunes du sable chantant ».
 La légende dit qu’une armée toute entière fut engloutie sous les dunes,
 Certains soirs,  les plaintes des soldats se mêlent au vent du désert . . .  Belle légende. 

Ici,  comme dans tout  le désert du Taklamakan, on dit que lorsque le vent souffle, les sables du désert peuvent engloutir un village en une heure.

 

Quelle merveille cette dune immense, (elle mesure plusieurs centaines de mètres) 
nous ferons une petite méharée qui nous conduira aux pieds de la dune.
Nous grimperons un peu  (oh pas très haut),
il n’y aura que Nicole qui aura le courage d’aller jusqu’à son sommet.
  

Nous attendrons le coucher du soleil pour repartir, l’endroit est si joli, si insolite,
c’est superbe un coucher de soleil sur une dune de cette importance.
 

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Plus tard nous nous arrêtons en plein désert pour visiter trois tombeaux magnifiques.
Difficiles  à voir dans le sable : de simples monticules.
Des escaliers ont été dégagés, nous descendons et là,  nous découvrons des peintures murales de toute beauté
,
Le dessin de chaque brique est différent,
les artistes ont su donner avec simplicité , le sens du mouvement. 

 Dans un tombeau, deux  momies datant d’environ  2000 ans sont extraordinaires, comme abandonnées dans ce lieu perdu

 

Ce soir nous quitterons Kitty, la seule guide pour laquelle nous avons éprouvé de l’intérêt,
 elle prendra une photo de notre groupe, nous donnera son adresse . . .

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  Elle sera remplacée pour deux jours par Jane,
 qui
est sensée parler Français, mais là c’est le comble,  elle nous dit   «bonjour » et
« demain nous partons à 8 heures » le reste est incompréhensible
 
mais  elle rit,
et tout à coup sa façon de rire me rappelle le sketch de Michel Lebb où il parodie le
Chinois. 
Ce chinois,  aux yeux bridés qui se ferment quand il rit.
Je partage ma découverte et c’est le fou rire général
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Les grottes de Mogao : la falaise des Mille Bouddhas.  merveille des merveilles.
 496 grottes furent forées dans la paroi rocheuse, enluminées de 45 000 m² de peintures
et sculptées de 2000 statues dont 300 bouddhas.
 
Prospère au temps des caravanes, Dunhuang l’est à nouveau grâce à ses grottes
.


Les peintures de Dunhuang sont fragiles,
chaque année 30 salles seulement  sont ouvertes aux visiteurs.
Ces grottes ont été peintes entre les IV et VI siècles-
on y découvrira les premières bandes dessinées.
C’est
absolument extraordinaire, de véritables bandes dessinées avec des bulles.
Impossible bien sûr de prendre des photos,
 et impossible de trouver des cartes postales
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Les couleurs, d’origine minérale, végétale ou animale  sont magnifiquement conservées.  
Nous verrons un
superbe bouddha de 35 mètres sculpté dans la roche, il est fabuleux.

Nous y passerons la journée entière, nous n’en sortirons que pour aller déjeuner. 

Les grottes de Mogao ont une histoire. «  Au début du XXe siècle, Mogao, habité par une poignée de moines, était tombée dans l’oubli.
L’un d’eux entendit un jour la paroi d’une
grotte sonner creux, i
l ouvrit la grotte à coups de pioches. C’était bien un trésor qu’il avait trouvé sans le savoir
 : peintures
entassées et manuscrits empilés jusqu’au plafond.

 

A quelques temps de là un voyageur sinologue Aurel Stein, fit étape à Dunhuang. En dépouillant les documents, il comprit qu’avec eux surgissait tout un pan de l’histoire de l’Asie Centrale. Rédigés en turc ancien, en sogdien, en sanscrit, en chinois et en tibétain ; il y avait là 30 000 à 40 000 manuscrits. Le savant ne pouvait tout emporter ! !  Il en fit quelques caisses. En 1908 le français Paul Pelliot qui avait entendu parler de cette découverte « acheta » d’autres documents.

 

 " De vrais savants en aventuriers, la bibliothèque des sables fut ainsi dispersée".
 Nous verrons cette grotte où étaient enfermés tous ces documents,
 on nous parlera de Paul Pelliot qui a emporté une partie de ces documents,
et en visitant le musée de Mogao nous verrons de nombreuses copies des tableaux
qui sont maintenant au musée
Guimet.
 

 Il faut se dire que si Paul Pelliot et les autres n’avaient pas pris ces documents
–dont beaucoup sont dans les musée en Angleterre, en Allemagne, à l’Hermitage à St-Pétersbourg
et en France au musée Guimet-
 ils auraient été détruits par les Gardes Rouges qui ont fait des dégâts inestimables.
Ils ont détruit, brûlé, pillé, aussi bien dans les lamaseries  que dans les grottes bouddhiques.

 

Nous devons prendre le train de nuit  pour Turfan,
 nous soupons  dans un petit restaurant à coté de la gare, c’est  affreusement sale,
 
mais il n’y avait pas de choix c’était l’unique restaurant de la ville.
Nous faisons provision d’eau et nous montons
dans le train,
des  couchettes sont réservées pour notre groupe.
 Nous  partageons notre cabine avec  Françoise et Gérard, le train doit arriver à 5h30 à Turfan.
  La nuit sera correcte
.

 

Nous arrivons à Turfan-Gare, il est 6 heures du matin,  heure de Pékin,
 par contre la région vit avec deux heures de décalage, ce qui représente 4 heures du matin.
 Nous prendrons un petit déjeuner chinois dans le seul
restaurant ouvert près de la gare, 
 
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Nous voudrions  trouver des WC,  pas facile, 
les seules choses que nous trouvons (à l’intérieur de l’hôtel) sont . . . de simples cases en ciment ,
avec des séparations de
même pas 1 mètre de hauteur, sans
portes,
et  avec un ou deux trous . . .
 

L’une d’entre nous   restera devant et empêchera les autochtones de passer.
Ils sont étonnés qu’on ne les laisse pas approcher,
 
nous faisons semblant de ne pas comprendre. 

 Nous ressortons de l’hôtel et là,  à la porte,  à coté d’un mouton qui vient d être égorgé,
  un robinet avec de l’eau, nous faisons comme tous les gens d’ici,
nous en profitons pour nous rafraîchir rapidement
 

 

J'ai  déjà parlé de WC en Chine, c’est quelque chose d’indescriptible et d’inimaginable,
 
tant par l’odeur qui est toujours atroce, que par la saleté qui y règne.
Ce fut pour nous un problème presque quotidien.
J’ai fait toute une série de photos de ces lieux particuliers mais elles ne sont pas publiables.
  

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Publié dans : Ma Route de la Soie de a-z - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
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